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Journal narratif: Les partitions du coeur de Schufein [Rétrospective]

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SHSL Pianiste
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Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 20
Localisation : Nice,France
Schufein s’assit sur la chaise de bureau dans sa chambre. Il était tout seul, en tout cas pour l’instant. Il était 19h et aujourd’hui était le dernier jour qu’il passerait à l’académie. Durant ces 4 ans, il avait vécu de bons moments et de moins bons moments, mais il avait appris beaucoup de ces deux types de moments. Sentant un vent soudain de nostalgie se mêler à l’odeur de son café, en train de tiédir sur le bureau, il décida de se replonger dans ses souvenirs les plus importants. Il lança une de ses dernières compositions musicales sur son téléphone, et regarda par la fenêtre, faisant le premier pas sur le chemin des réminiscences.



Il se rappela de son arrivée catastrophique à l’académie. C’était tellement surréaliste qu’on aurait dit qu’il avait rêvé, et ce n’était pas le meilleur des rêves. Cependant, cette mésaventure lui avait permis de rencontrer Maniniña Torozuschi, la SHSL élève populaire, qui avait eu la gentillesse de lui faire faire le tour de l’académie alors qu’elle était perdue elle-même et qu’elle l’ait pris pour un tapis au premier regard.

Et cette même journée, après avoir dormi tout l’après-midi, il avait fait la rencontre de Tobi Kisaragi le SHSL acteur qui était aussi arrivé en retard, Umeka Meizuru, la SHSL cheffe d’orchestre, qui jouerait un plus grand rôle dans son histoire par la suite et la mystérieuse Yoru dont il ignorait le talent jusqu’ici. Il était un peu mal à l’aise, mais intéressé par ses camarades, et cette rencontre lui donna l’idée d’un projet qui verrait suite plus tard.

Mais la rencontre qui l’effraya le plus fut sa rencontre avec  Junko Enoshima lors de son deuxième jour à l’académie. Cette fille était sans aucun doute effrayante, et semblait connaitre tout sur lui, lorsqu’il l’avait croisée à l’infirmerie. Ainsi, par conséquent, pendant les prochains jours, le jeune pianiste fit extrêmement attention quand il sortait de manière à ne pas la croiser.

Trois jours plus tard, lors d’une de ses promenades à l’académie, pendant la soirée,  il faillit faire une très mauvaise impression sur un de ses camarades, Anton Schleier, le SHSL fauconnier, en faisant fuir ses oiseaux le jour où ils étaient arrivés sur l’île, et en renversant son café sur un Anton exaspéré. Heureusement, grâce à un peu de travail d’équipe, il parvint à se rattraper, en l’aidant à retrouver ses rapaces,  et  se fit même une amie : Églantine, la chouette effraie d’Anton.

La prochaine chose dont il se rappela était les premiers cours de l’académie. Il était studieux, donc pour lui la reprise des cours était une bénédiction, mais apparemment, ce n’était pas le cas pour tout le monde. En effet, une de ses camarades de classe, Barako Tamotsu, SHSL super-héroïne, avait l’air de vraiment s’ennuyer en classe et de ne pas comprendre les notions apprises. Un événement en particulier lui revenait en tête. Un jour, lors d’une session d’exercices de mathématiques, la classe devait résoudre des équations à 2 inconnues, 3 pour ceux qui étaient plus en avance. La première heure était consacrée à du travail personnel, et pendant la deuxième heure, le professeur enverrait quelqu’un au tableau pour résoudre les exercices. Schufein avançait à son rythme, ayant un niveau plutôt correct en maths, par rapport aux autres matières scientifiques, et  put finir la partie obligatoire avant la fin de la première heure. Cependant, Barako n’était pas aussi chanceuse. N’ayant pas réussi à finir les exercices à temps, elle fut malchanceuse et appelée au tableau. Ce qui suivit était douloureux à voir, mais probablement encore plus douloureux à vivre. Elle écrivait, et effaçait et  écrivait et effaçait ce qu’elle écrivait au tableau, et semblait extrêmement mal à l’aise, le professeur secouant la tête à chaque fois qu’elle se trompait et lui demandant de recommencer. La pauvre faisait pourtant de son mieux, tout le monde pouvais le voir, mais elle n’y arrivait tout simplement pas. Au final, le professeur la renvoya s’assoir et  quelqu’un d’autre répondit aux questions.

À la fin des cours de ce jour-ci, Barako était déprimée et cela de manière très inhabituelle. Le jeune pianiste n’avait pas vraiment interagi avec elle jusque-là, mais il savait que ce n’était clairement pas son état normal. Généralement, elle était la force qui faisait bouger la classe. C’est alors qu’une idée lui vint en tête. Et en discutant avec Barako, une autre idée lui vint en tête. Et c’est ainsi que les séances de révision commencèrent, tous les après-midi pendant une heure et demie après les cours, les deux camarades de classe se retrouvaient à la bibliothèque, et Schufein essayait de faire comprendre à Barako les leçons du jour. Il considérait surprenant que sa camarade prenne ces moments autant au sérieux, mais c’était le cas, et entre le moment du début des révisions et la fin, elle devenait très concentrée et ne se laissait pas distraire par quoi que ce soit. Au final, les résultats de Barako s’améliorèrent un peu, et elle atteignit un niveau plus correct.  De temps en temps, entre deux exercices, Schufein et Barako partageaient leurs passions, leurs hobbies, et c’est ainsi que Schufein apprit que Barako chantait plutôt bien. Il lui demanda d’au moins réfléchir à rejoindre le club de musique. Finalement, faute de temps qu’elle préférait consacrer  à son entrainement, elle ne put pas rejoindre le club de musique. Cependant, connaissant son intérêt pour la musique, elle chantait pour lui parfois, et il lui donnait des conseils pour s’améliorer.

Au début de la première année, Schufein avait pour projet de monter un club de musique. Cela lui était apparu comme une évidence : il était dans une école remplie de personnes talentueuses, et nul doute que celles-ci auraient des choses à lui apprendre. De plus, un tel challenge lui permettrait de se surpasser. Cependant, un problème se posait : le jeune pianiste ne connaissait aucun des autres étudiants. Plutôt compliqué pour savoir lesquels d’entre eux étaient musiciens.

Mais alors que les cours n’avaient pas encore commencé, le virtuose fit la connaissance de Tomita Takeru, le SHSL flow légendaire.  Tomita était donc la personne avec qui le jeune pianiste avait le plus de chances de travailler sur des projets, car les deux garçons partageaient la même partie de l’internat. Ainsi, ses premières collaborations musicales consistaient à l’accompagner au piano sur ses raps déjantés. Il était agressif, perfectionniste, et parfois très critique, car il avait une vision de ce qu’il voulait, et parfois s’énervait quand tout n’allait pas forcément  comme il le souhaitait, mais Schufein était là pour jouer le médiateur ou pour l’empêcher d’avoir des ennuis avec les autres. Certes, travailler avec lui était difficile, mais au moins, il était doué dans son domaine, et leurs créations étaient toutes des succès. Ca lui suffisait pour continuer à travailler avec lui.

Cependant tout changea quand l’année scolaire commença. Ayant moins de temps pour leurs projets, à cause des cours, quelque chose dont Tomita se souciait peu, il était plus souvent cible de ses insultes et de sa colère, quelque chose avec  lequel il pouvait vivre, mais qui était quand même agaçant. Les premiers résultats de Schufein n’étaient pas excellents, mais au moins étaient-ils satisfaisants. A contrario, ceux du rappeur étaient exécrables et les enseignants le lui faisaient âprement remarquer. Pis, leur musique perdait en intensité, et les interprètes sentaient qu’ils n’étaient pas au meilleur d’eux-mêmes. C’est durant cette période qu’eurent lieu les complications entre Schufein et Tomita . Lorsque la période d’ouverture des clubs débuta, Schufein décida qu’il était temps de se consacrer à son projet personnel de club de musique. Il alla à l’administration et remplit tous les documents nécessaires à la création du nouveau club de musique et déposa une affiche de publicité à la cantine, pour la première réunion du club, qui serait ouvert à tous ceux désirant s’entrainer ou apprendre d’un instrument de musique. Peut-être que ça l’aiderait aussi à être plus spontané, et à dépasser sa timidité. La première réunion du club se passa sans embuche. Il y avait quelques membres, de sa classe et d’autres classes dont Umeka, qui voulait apprendre à composer, Tobi, Yoru, Maniniña et Yuri Furuya, un autre camarade SHSL dompteur, avec qui il discuta, plus en particulier, pour des cours particuliers de piano. La date du premier concert fut fixée, ainsi que les horaires des répétitions. Une boite à idées étant mise en place pour que tout le monde puisse suggérer des chansons à jouer pour le concert.

Une semaine plus tard, Schufein croulait sous la paperasse. Apparemment, louer l’auditorium pour le concert n’était pas chose facile, surtout que l’heure du concert serait tardive, ce qui interférerait avec l’heure du couvre-feu. Il fallait donc remplir des documents pour tous les membres, assurant qu’ils n’avaient pas de problèmes qui les empêcheraient de participer à des activités tardives, en trois exemplaires : un pour les membres, un pour l’administration, et un pour lui-même. Il fallait aussi des photos d’identité de tous les membres, en 2 exemplaires et une attestation d’un professeur référent certifiant que la date du concert n’interférerait pas avec des contrôles ou des cours importants d’une classe. Cependant, Umeka, voyant que Schufein avant du mal à gérer tout seul cette responsabilité, se porta volontaire pour s’occuper de la moitié de la paperasse administrative. À eux deux, ils finirent plus rapidement et tout était prêt, question logistique pour le premier concert. La cheffe d’orchestre se proposa pour co-présider le club de musique, donnant comme arguments que cela permettrait d’être plus efficaces, et que gérer le club ensemble leur permettrait d’échanger plus facilement des astuces de composition, et travailler sur des projets ensemble. Schufein était ému. Voir quelqu’un accepter une tache aussi difficile et venir à sa rescousse quand les choses commençaient à se corser, c’était si responsable de sa part, et il en versa quelques larmes. Il se rappelait que les séances de composition étaient les meilleures parties de sa vie à l’académie. Il vivait pour des moments pareils où il pouvait partager son amour pour la musique avec quelqu’un d’aussi doué. Tobi les rejoignait aussi parfois, se débrouillant plutôt bien en piano et en violon, et Yoru aussi, pour chanter. C’était le groupe principal du club de musique, le clou du spectacle.

Il se rappela cependant que les conséquences de ses choix avaient commencé à peser, et il se souvenait presque parfaitement de l’événement qui avait causé la rupture totale de la collaboration entre Tomita et Schufein. C’était un vendredi soir et, comme à leur habitude, Yuri et Schufein s’étaient donnés rendez-vous à la salle de musique pour un autre de leurs cours particuliers.  Yuri était toujours calme, très sérieux et prêt à apprendre pendant ces séances. Schufein appréciait énormément son enthousiasme, et était toujours prêt à le pousser à faire de son mieux. Pendant cette séance, Umeka dut interrompre la session pour montrer une composition qu’elle avait commencée à Schufein, et elle resta dans la pièce, en attendant que le cours de Yuri soit terminé, pour que son ami, compositeur avisé,  puisse jeter un œil à son travail et lui donner un retour détaillé.

Soudain,  Tomita fit bruyamment irruption dans la pièce, interrompant brutalement la séance, et Schufein se rappela alors qu’ils devaient travailler sur un projet ensemble, mais il l’avait totalement oublié. Il essaya de calmer Tomita et de le raisonner, mais ce dernier était dans un état de colère si avancé que c’était peine perdue. À ce moment-là, Umeka intervint pour le défendre, et, avant même que quelqu’un ait eu le temps de faire quoi que ce soit, une dispute violente avait éclaté entre le rappeur et la cheffe d’orchestre, l’un et l’autre pensant que Schufein serait mieux de son côté. Après un petit moment, Schufein s’interposa entre les deux avant que des coups ne soient échangés. Il demanda à Tomita de partir, affirmant clairement qu’il était capable de prendre ses propres décisions, qu’il avait décidé de fonder le club de musique, et que si cela le dérangeait, il n’avait qu’à partir. En réalité, le jeune pianiste était mort de peur, car c’était la première fois de sa vie qu’il avait eu à prendre parti aussi fermement. Tomita quitta la pièce, énervé et clamant que Schufein avait fait une grave erreur. Depuis, leurs relations sont restées tendues. De son côté, Umeka venait une fois de plus de gagner le respect de Schufein pour l’avoir défendu une deuxième fois. On reconnait ses vrais amis dans le besoin, et cet évènement en fut la preuve.

Le premier concert fut un brillant succès. Il avait duré 3 heures, et les performances s’enchainaient. Dans le public, Hibiki Yuzuki la SHSL Seiyû (later), était émerveillée par les performances de ses camarades. Les musiciens s’entendaient très bien et montraient une cohésion presque surnaturelle. Le dernier morceau de la soirée, pour renvoyer les élèves paisiblement chez eux, était une reprise de la célèbre chanson japonaise « Tsubasa Wo Kudasai », réalisée par 4 élèves :Tobi, Umeka, Yoru et lui-même. La combinaison semblait marcher à merveille car le public entier était charmé. Hibiki, plus tard approchée par Umeka après l’avoir entendu chanter, rejoignit le groupe un peu plus tard dans l’année, même si c’était difficile pour elle.

En parlant d’Hibiki, sa voix était merveilleuse. Quand elle chantait, on aurait cru entendre un petit morceau de paradis. Cependant, elle était très timide, et n’arrivait pas à s’imposer dans le club de musique. Pourtant, elle avait beaucoup de talent et Schufein le savait. Alors, il essayait de la faire se sentir intégrée, en la mettant en relation avec des gens d’autres classes, histoire de lui faire prendre confiance en eux. Secrètement, il espérait qu’il  ne l’intimidait pas. Il avait beau avoir sa part de réserve, voir des gens plus timides que lui, ça lui  donnait envie de les aider, peut-être un instinct naturel. En tout cas, il voulait qu’elle sache qu’elle méritait largement sa place. Cependant, un des actes les plus audacieux, et probablement stupide qu’il aie commis fut de lui lancer une série de petits défis pour l’aider à prendre plus d’aisance à se présenter devant un public. Au début c’était très simple. C’était des petits jeux de rôle, des discussions où Hibiki devait le convaincre d’acheter quelque chose ou d’une opinion lors d’un débat. Puis, peu à peu, les entrainements incluaient les autres. Jouer la serveuse et prendre les commandes de camarades du club, ou défendre un client lors d’une simulation de procès. Dans un de ses entrainements, elle devait convaincre Isaac Frollo, un camarade de classe SHSL mythologue, qu’elle n’était pas une cultiste, mais ça ne se passa pas très bien, peut-être était-ce trop difficile, ou trop tôt, mais Isaac ne sortit pas de sa chambre pendant quelques jours après ça. Mais, l’exercice le plus difficile, et le plus chaotique qu’elle ait eu à accomplir se déroula naturellement, lors du déjeuner, un mardi midi.

Schufein déjeunait avec quelques membres du club de musique, dont Hibiki. Tomita mangeait avec Aoki Hanae, un autre camarade SHSL street fighter que Schufein avait pris coutume d’ignorer la plupart du temps, ne le considérant pas plus intéressant que ça, mais dont Barako parlait de temps en temps, pendant leurs séances de révision. Pour aller à leur table, ils devaient passer derrière Tomita, plateau à la main. Cependant, Hibiki glissa et renversa son plateau sur Tomita, aspergeant aussi Aoki au passage.  Le chaos le plus total s’ensuivit, lors duquel Tomita déversa sa rage sur la pauvre Hibiki qui se confondait en excuses. Au final, des surveillants l’interrompirent avant qu’il n’aille trop loin, il avait malheureusement eu le temps de défier Hibiki à un rap battle le lendemain après les cours. Hibiki ne sortit pas de sa chambre ce jour-là, et manqua des cours, ce qui inquiéta Schufein. Le lendemain, Umeka vint lui donner des nouvelles : Apparemment, Hibiki avait tellement peur de croiser Tomita qu’elle n’osait plus sortir de sa chambre. Umeka et Schufein se dirigèrent donc vers sa chambre pour que Schufein essaye de la convaincre à son tour. Après un peu de persuasion, et la promesse de rester à ses côtés pendant la journée, Hibiki accepta de sortir. Schufein suggéra même de la préparer au rap battle en lui donnant des astuces pour utiliser des mots frappants et forts qui réussiraient à toucher Tomita là où cela ferait le plus mal. Ils avaient travaillé ensemble par le passé après tout, et Schufein savait ce qui faisait réagir le rappeur.

Et aussi surprenant que ça en ait l’air, ils passèrent la pause de midi à (manger évidemment, il ne faut pas exagérer non plus mais aussi à) discuter stratégie et rythme. Hibiki avait toujours l’air mal à l’aise, mais Schufein pensait qu’elle avait quand même appris quelque chose. Au moment tant attendu, Tomita arriva avec des personnes d’autres classes et Aoki.  Schufein avait supplié quelques camarades d’autres classes de les accompagner, pour l’encourager. D’un côté, Schufein avait peur. Hibiki faisait des progrès certes. Mais de l’autre, elle était, elle était très borderline, et faisait beaucoup d’efforts. Qui sait ? Peut-être avait-elle épuisé toute son audace. Après les cours, elle se dirigea rapidement vers sa chambre. Tomita en profita pour se moquer d’eux, et se dirigea vers le lieu de rendez-vous. Schufein cependant, alla voir comment Hibiki se portait. Il s’imaginait la trouver morte de peur, roulée en boule dans un coin, mais ce qu’il vit dépassait toutes ses attentes. Hibiki avait totalement changé de tenue. Elle portait une casquette noire de marque qu’elle portait à l’envers, des lunettes de soleil Bay-Rann, un débardeur, un jean déchiré et des converses. Elle lui intima de la suivre pour «enfin pouvoir détruire, l’idiot sans talent qui croyait diriger l’empire ». Sans mot dire, choqué, il la suivit, se demandant ce qui avait causé ce changement d’attitude. Pendant la battle, Hibiki montra énormément de sass, frappant le jeune prodige du rap, là où ça faisait mal. Par exemple que « Tomita insulte les gens pour compenser, son manque incroyable de virilité ».

Au final,  ce fut tout de même Tomita qui l’emporta alors qu’Hibiki ne pouvait plus tenir le rythme. Tomita célébra sa victoire, mais il offrit une poignée de main à Hibiki :  : bien qu’il eût gagné, il avait eu droit à un vrai battle. Après avoir traité le pianiste de tous les noms, il quitta la scène avec son entourage. Après coup, Hibiki avoua qu’elle avait apprécié ce petit défi, même si elle en avait été morte de peur, et que ça ne la dérangerait pas de réitérer l’expérience. D’après Umeka cependant, la doubleuse eut une crise de panique après être rentrée dans sa chambre, à cause de toutes ses émotions qu’elle avait contenues jusque-là, sûrement. Schufein était convaincu que leur histoire était loin d’être terminée, et qu’un jour, Hibiki aurait le courage et la force de soulever des montagnes (pas littéralement).

Schufein s’arrêta un instant pour fouiller dans une de ses valises. Il en sortit quelques livres de recettes, et cela lui rappela les soirées cinéma qu’il avait organisé pendant ces 4 années. Il avait avec lui, depuis le départ, des livres de recettes de cuisine, s’intéressant à ce domaine, et adorant faire de la pâtisserie de temps en temps. Il avait aussi quelques DVD, dont des classiques qui marquaient encore malgré leur ancienneté comme Pulp Fiction, ou même des films ou séries modernes comme l’incroyable saga Game of Drones, où au moins 2 robots mourraient à chaque épisode,  ou encore la saison 115 de Supernatural, dans laquelle les fantômes de Sam et Dean Winchester chassaient toujours les créatures surnaturelles qu’il restait à chasser en se faisant la tête tous les 5 épisodes, comme à leur habitude. Le tout était en version originale sous-titré en japonais pour que tout le monde puisse comprendre, et garder l’immersion que proposaient les voix originales.

Occasionnellement pendant les week-ends, il suggérait à ses camarades de venir à des soirées film, qu’il organisait lui-même, avec l’autorisation de l’administration. Il invitait presque tout le monde, sauf Tomita pour son caractère trouble-fête et Keigo Hamaguchi, le SHSL meme master, parce qu’il ne l’aimait pas du tout pour diverses raisons. La première étant son talent qui pour lui n’avait aucune valeur, les memes étant pour lui de simples moyens sournois et malhonnêtes de retranscrire des discours rétrogrades de haine sans passer pour quelqu’un de raciste/sexiste/homophobe, sans parler de sa haine pour les modes temporaires, totalement dénuées de passion. La deuxième était que s’il devait inviter des gens qui ne s’entendaient pas bien avec lui, il préférait ne pas l’inviter lui. L’exemple le plus marquant était Umeka.  Mais ça ne l’empêchait pas d’inviter d’autres personnes et de passer son après-midi dans la cuisine à préparer des snacks comme des pop-corn fait maison, des limonades, et des tartelettes au chocolat. Le lieu de rendez-vous était généralement une salle de classe équipée d’un projecteur, et des oreillers venaient orner les chaises inconfortables. Les habitués à ces séances étaient Tobi, Umeka, Maniniña, Barako, Yuri, Hibiki, quand elle se sentit plus à l’aise et Anton. C’était l’occasion pour le virtuose de travailler sur lui-même et de sociabiliser avec les autres, et même s’il avait quelques difficultés, il faisait les efforts nécessaires pour se guérir. Pendant le film, les camarades de classe réunis parlaient de tous types de sujets divers et variés, que ce soit musique, cinéma, littérature, et tout ce qui n’avait rien à voir avec les cours, la religion et la politique (3 sujets formellement interdits pendant ces moments-là). C’était aussi l’opportunité pour Schufein de faire gouter de nouvelles recettes à ses camarades, qui appréciaient généralement ce qu’il préparait. Tout le monde ne venait pas cependant. Isaac par exemple. Le jeune pianiste avait beau l’inviter maintes fois,  jamais il ne voulait venir. Même avec la présence de Maniniña, il refusait de participer, pensant que Schufein était un « cultiste », quelque chose qu’il n’avait jamais compris, mais respectait. Après tout, peut-être qu’il était vraiment un cultiste et qu’il n’était pas au courant. Peut-être qu’Isaac avait cette capacité de détection. Dans tous les cas, mis à part ces invitations, Schufein lui laissait de l’espace, considérant qu’Isaac s’ouvrirait peut-être s’il ne l’étouffait pas trop de questions.

Il se rappelait d’autres moments, du concert de fin de première année, du dernier concert de cette année, de moments peut-être un peu moins importants, mais qui avaient leur place dans son cœur quand même. Il se rappelait les moments où il allait voir les entrainements des rapaces d’Anton. Il s’en souvenait car son camarade fauconnier était souvent ennuyé quand il était présent car Eglantine, sa chouette effraie, brisait sa concentration pour aller se poser sur l’épaule de Schufein et se frotter contre lui, distrayant les autres oiseaux, et Anton en particulier, qui devait s’acharner pour rappeler Eglie (le surnom qu’il lui avait donné) et reprendre l’entrainement. Il se rappelait des TP de sciences physiques et de SVT, où il avait été mis en groupe avec Shiori Keishi, une camarade de classe SHSL policière scientifique, qui était bien meilleure dans ces matières qu’il n’était, et qui lui expliquait patiemment les éléments qu’il ne comprenait pas. Il se rappelait aussi avoir eu quelques discussions avec Jakub Kalinciski, SHSL éleveur, quoiqu’elles ne duraient pas très longtemps, mais le jeune pianiste les appréciait généralement. Et les deux autres élèves de sa classe, il ne se souvenait pas avoir trop parlé avec eux, sauf pour échanger des banalités. Feliciano Agresto, le SHSL cultivateur de tomates, n’était pas quelqu’un qu’il fréquentait, et il était pour lui dans la même catégorie que Keigo quoiqu’avec son talent au moins il faisait quelque chose de productif, et Yua Desjardins, SHSL nouvelliste, ne parlait pas, en tout cas elle ne lui parlait pas, bien qu(ils partageaient un hobby pour l’écriture (à différents niveaux bien sûr).  

Il se rappelait aussi évidemment de ses moments passés seul, à se promener dans l’académie, à jouer du piano, à boire du café, ou simplement à s’assoir dans sa chambre comme aujourd’hui et à réfléchir. C’était des moments qu’il chérissait, lui permettant de récupérer, après avoir utilisé tant d’énergie à dépasser ses limites sociales. Ils devinrent un peu plus rares plus tard, car il en avait moins besoin.

En y réfléchissant, il avait passé beaucoup de temps avec d’autres gens. Au début, il était un peu mal à l’aise, et parfois maladroit, mais lui aussi avait progressé, et appris de ses expériences. Il avait encore un peu de chemin à parcourir, mais toutes ces rencontres l’avaient aidé, d’une manière ou une autre, à apprendre quelque chose. Les bons comme les mauvais moments, les bonnes comme les moins bonnes rencontres, chacune l’avait fait grandir et devenir quelqu’un dont il pouvait être fier.

Souriant, il s’allongea sur son lit, se demandant ce qu’il y aurait au diner, pour son dernier repas dans cette académie, qui avait rendu son futur rempli de potentiel et sa vie digne d’être vécue. Sans s’en rendre compte, il s’endormit.
Sam 16 Sep - 0:05
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