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[Jour 1460] Un Réveil Inhabituel

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SHSL Pianiste
Messages : 51
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 20
Localisation : Nice,France
Schufein avait vu beaucoup de choses dans son existence. Pendant son enfance, son adolescence, son voyage initiatique, et pendant sa vie à l'académie, il avait expérimenté des moments absurdes, grotesques, ridicules, que de synonymes pour dire que ce n'étaient pas les plus logiques ou les plus prévisibles. Peu de choses étaient donc capables de le surprendre ou de le choquer à ce jour. Cela dit, pendant ces quelques minutes, le monde autour de lui perdit toute logique, toute raison, en gros, il avait arrêté d'avoir du sens.

Dès lors que Tobi avait l'air de se calmer, le pianiste lui lança un regard de compassion. Il le comprenait après tout, même s'il n'était pas d'accord. Quelques secondes plus tard, le deuxième acte avait commencé, et tout d'un coup surgit ... un ours en peluche noir et blanc ? Non, un ours en peluche noir et blanc à l'apparence familière. C'était donc le fameux Monokuma dont on nous avait parlé en cours d'histoire. Mais la question qui se posait était: Que faisait-il ici ? L'académie l'avait-elle acheté, et si oui pourquoi ? Tant de questions qui commençaient à se former dans sa tête, et il n'avait pas la patience d'y réfléchir, encore moins sans son café, dont il avait été injustement privé. Cet ourson commit en plus de ça une grave offense en appelant ce qu'ils avaient vécu jusque-là un "prologue". Ces 4 années passées à l'académie avaient été les meilleures de son existence, et il n'allait pas laisser une vulgaire machine les minimiser comme ça.

Mais avant qu'il n'ait eu le temps d'émettre une objection, le rideau fut levé par ces gardes ours parodies de Village People (une antiquité représentative de l'excentricité qu'avait été le 20ème siècle), et ce qu'il vit dépassait toutes ses attentes, et s'il avait son café sur lui, il l'aurait recraché. La directrice, Mieko Monokuma, attachée, et dans un état bien étrange. Dans une situation plus ordinaire, Schufein aurait pensé que c'était inadapté de partager ses fétichismes étranges en public comme ça, mais vu l'air alarmé dans son regard, elle n'avait pas l'air de se prêter de bonne volonté à ce petit jeu. Mais au moins, le jeune prodige avait eu la réponse à une de ses questions: Ce n'était pas une simple farce de l'académie, mais quelque chose de plus grave. Avalant la boule qu'il avait dans la gorge, il regarda Tobi ou Keigo, qui bizarrement avaient été les seuls à se méfier de manière véhémente, surtout Keigo, parce que ça aurait été une bonne chose s'il était le responsable derrière cette folie. Puis, il s'adressa à Monokuma:

"Eh, Monokuma ! Que faites-vous ici ? Ce n'est pas la bonne époque, et puis l'académie devrait être protégée, n'est-ce pas ? À moins que vous n'ayez été là depuis le début, surveillant tout le monde et attendant la bonne opportunité pour frapper. Et que voulez-vous exactement ? Je suppose qu'il y a un but à tout ça, nous faire supplier, marchander, pleurer, et en gros désespérer. Expliquez-vous maintenant!" dit-il d'un ton ferme, mais hésitant

S'ils avaient été dans un Final Fantasy, cela aurait lancé un combat: Monokuma et son équipe de robots à la Toybox (une autre excentricité du 20ème siècle) contre lui, équipé de sa fidèle Norabot et le reste de la classe. Il aurait probablement été un barde, tirant des sons stridents de sa fidèle alliée pour oblitérer ses ennemis, et des mélodies rassurantes pour soigner ses alliés. Mais ce n'était pas un Final Fantasy et une vie était vraiment en jeu, donc il oublia ce rêve un instant et patienta pour avoir une réponse.
Mer 20 Sep - 1:19
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SHSL Cheffe d'Orchestre
Messages : 77
Date d'inscription : 23/10/2016
Monokuma... ? Impossible, absolument impossible ! Monokuma avait été vaincu il y a deux siècles lors de l'Événement le plus tragique de l'humanité ! Pourquoi se trouvait-il en face de nous le jour de notre cérémonie des diplômes ? Tout cela n'avait aucun sens ! Et il s'amusait à torturer notre directrice devant nous ! Il fallait faire quelque chose, il fallait que quelqu'un fasse quelque chose. Si Monokuma était venu ici pour les mêmes raisons que notre cours d'histoire nous l'avait enseigné, alors quelque chose de terrible était sur le point d'arriver. Il fallait que quelqu'un aille sauver notre mentor ! Pourquoi est-ce que les combattants de notre groupe n'avaient pas déjà tenté quelque chose !?

Plutôt qu'une intervention musclée de notre classe, j'entendis Schufein-kun questionner Monokuma sur ses intentions, la raison de sa présence. Une pensée horrible traversa alors mon esprit : et si la raison pour laquelle nous n'avions croisé aucun élève des autres classes était Monokuma... ? Un frisson d'horreur me parcourut : il fallait que je sache si mes amis de la classe 10C allaient bien. Hiro-kun, Mie... Il fallait que j'en aie le coeur net ! À peine Schufein-kun eut-il fini d'interroger l'ours noir et blanc que je pris la parole.

"Non, non... attendez, ce n'est pas ça le problème ! Vous devez nous dire où sont passés les autres ! Vous ne pouvez pas faire comme s'il n'y avait que nous. Dites-nous où sont les autres ! Dites-nous s'ils vont bien !"
Mer 20 Sep - 16:37
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"Directeur" ?
Messages : 9
Date d'inscription : 26/06/2017
▬ "J'ai ramené mes jouets tout neufs, les Monogardes, rien que pour VOUS, et vous me posez des questions sur les figurants !? Quel genre de cloportes forme-t-on ici !? J'ai évidemment supprimé tous les personnages secondaires parce qu'ils ne servent à rien ! Qui serait assez idiot pour lire une histoire où on laisse le concierge et la secrétaire intervenir !? Pourquoi pas un roman sur des ouvriers tant que vous y êtes !?"
▬ "Bref. Il semblerait que vous ne me connaissiez pas bien vu que Kurifi-kun ose poser des questions élémentaires auxquelles vous avez déjà les réponses, alors je vais tâcher de me faire comprendre. Et pour ça, upupu... On va supprimer un dernier détail inutile pour rendre le contexte de l'histoire parfait."
Monokuma sort une grosse télécommande à antenne sur laquelle se trouvent deux énormes boutons : un rouge et un jaune. Comme pour provoquer Mieko, il lui tend la télécommande et la défie.
▬ "Je vais te donner une dernière chance de prouver ta valeur ! Si tu attrapes cette télécommande, je t'épargnerai. Tu as cinq secondes ! ~"
Mieko toise Monokuma avec hostilité, comme pour le défier à son tour malgré sa position de faiblesse évidente. Le fait est qu'elle ne peut rien faire à cause de ses liens. Elle ne peut même pas lui répondre ou adresser un mot à ses précieux élèves. Si bien qu'au bout de quatre secondes, Monokuma, impatient, tire la télécommande vers lui.
▬ "Hmm ? Pas de réaction ? Pas d'excitation ? Pas de frisson ? Eh bien, c'est décidé..."
▬ "Tu n'es pas digne de l'illustre nom Monokuma."
▬ "Upupupupu... OSHIOKI TAIMU !!!"
Monokuma appuie sur l'énorme bouton rouge de sa télécommande et un collier surgit de nulle part pour s'attacher au cou de la directrice. Au même moment, les liens qui retenaient Mieko à son trône se défont, mais elle est déjà piégée par son collier. La directrice est traînée à toute allure à travers Uflora jusqu'au port, puis est arrêtée au bord du quai lorsqu'elle constate que le collier est relié à un bateau.


Monokuma est aux commandes du bateau. Il allume le moteur, et se met en route, tirant Mieko avec lui. Il slalome sur l'océan lorsqu'un animatronique géant apparait. Celui-ci n'est autre que lui-même en train de rire.


Un autre animatronique surgit de l'océan. Cette fois-ci, c'est Anton ! Monokuma fonce dedans et Mieko percute la ferraille. D'autres animatroniques apparaissent les uns après les autres ; la classe 10-B est réunie au complet. Monokuma accélère et détruit un à un les animatroniques des élèves : Aoki, Barako, Feliciano, Hibiki, Isaac, Jakub, Junko, Keigo, Maniniña, Schufein, Shiori, Tobi, Tomita, Umeka, Yoru, Yua et Yuri. Mieko est traînée encore plus vite. Les robots qui représentent les élèves, en partie cassés, tombent les uns sur les autres et sombrent dans l'océan, comme s'ils s'entretuaient, pendant que Monokuma slalome habilement, laissant Mieko se faire percuter par les débris métalliques.

Il se retrouve aussi à tirer les restes des dix-huit machines ainsi que Mieko jusqu'au port où il stationne. Monokuma saute du bateau pour rejoindre la terre ferme, puis il sort à nouveau sa télécommande et appuie cette fois sur un gros bouton jaune. La terre se met à trembler et en quelques instants, une presse hydraulique sort de l'océan : Mieko et son "cortège" sont pris au piège. Monokuma appuie de nouveau sur son bouton, et la presse écrase le tout avant de remonter. Cependant Monokuma, dans un élan de furie sanguinaire, appuie de nouveau sur le bouton qui permet de l'activer, et il le fait de plus en plus vite !

Lorsqu'il a fini, les élèves horrifiés voient Monokuma se retourner vers eux, portant un badge où l'on voit son visage avec écrit en rose dessus : "HAPPY DESPAIR", tandis que du tas de ferraille situé derrière lui s'étale une flaque du même liquide rose...

......

......

......



▬ "Haaa, ça m'avait manqué ! Ces excitantes punitions et ce regard dans les yeux... Upupu, pour un personnage secondaire inutile, son désespoir était savoureux !"
Mer 20 Sep - 16:55
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SHSL Acteur
Messages : 60
Date d'inscription : 21/07/2017
Ils ne m'avaient pas cru...

Pourtant, moi je le savais. Après avoir vu, goûter, senti le désespoir pendant des années. Après en avoir manger à la pelleté, après m'être rouler dedans, après qu'il ait été en moi des heures durant. Oui, je connais intimement le désespoir et je pourrais le sentir à  des milles à la ronde... Mais comment auraient-ils pu savoir... Ils ne connaissent pas ce côté de moi. Cet endroit est tellement rempli d'espoir, de joie, de bonté que je n'ai jamais eu besoin de le ressortir... Ce Tobi brisé... Mais maintenant, je n'ai d'autre choix.

Quand j'ai vu la rectrice attachée à ce trône, je savais que les choses allaient mal virer. Et Monokuma, le symbole même du désespoir, ici, sur cette île... Les autres? Ils sont tous morts si on se fie à ses dires... Puis vint l’exécution de notre directrice adorée. Comme si les événements s'enchaînaient sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit. Les yeux rivés sur le bateau, personne n'a pu rien faire... Petit a petit, je sens mon esprit se briser, se fracturer, se liquéfier, se casser pour rentrer dans ce moule tordu que j'ai créé il y a de cela des années. Tous les muscles de mon corps tremble, mes jambes faiblissent, mon regard se perd, comme si j'avais toucher du doigt la chose la plus répugnante qui existe; moi même, mon âme...

-Hé... Tout le monde...

Je ne peux en dire plus quand soudain un gémissement m'échappe. Puis je ris légèrement.

- Ce désespoir de voir une personne qu'on admire mourir... Je ne l'avais jamais vécu... dis-je tout bas.



Je tombe a genoux, je sens les larmes me rouler sur les joues.

- QUEL DÉSESPOIR! QUEL PLAISIR!


Je ris, j'hurle, je cri, j'en tombe a quatre pattes pour reprendre mon souffle. Je me relève, les lèvres tremblantes et le regard vitreux. Aucune drogue ne pourrait égaler cette sensation que je ressens.

Quel être dégouttant je suis... Ce n'est pas ma faute, j'ai dû m'adapter pour survivre... Mais ce plaisir... Cette euphorie... Ça transcende toute sensation qui existe sur cette planète! C'est orgasmique, c'est paralysant, c'est sur un tout autre niveau. Avec les années, j'ai réussi a tordre mon esprit, mon cœur, mon cerveau, à un point tel ou le désespoir m'apporte un plaisir au delà de tout ce qui est imaginable. Je me sens dégueulasse, comme la pire merde qui a poser le pied sur la Terre, mais pourtant, le plaisir est si bon, l'extase qu'il me procure vaut toute les secondes que j'ai passées à me sentir comme un moins que rien. La vie est constituée de haut et de bas, mais quand on ne réussit plus jamais a remonter il faut savoir s'adapter pour pouvoir être heureux quand même.

- Je suis désolé mes amis... Désolé... Vous pensiez tellement de bien de moi,
vous n'auriez jamais dû me voir comme ça... Mais ne vous en faite pas pour moi, un être aussi répulsif que moi est habitué à la honte...


Je dois avouer que je regrette que mes amis aient à me voir comme ça, mais c'est plus fort que moi. Si je ne plie pas, je vais me briser et je ne veux pas. Je veux continuer a être heureux, j'ai été si heureux ici avec eux pendant ces quatre années, je refuse qu'on m'enlève cette joie. Alors peu importe ce qui m'attends, je suis prêt. Coupez moi les jambes, tuez moi, crachez moi au visage, arrachez moi les doigts, faite moi crever de faim, peu importe le mal qui m'attends, je suis prêt. Je veux tester mes limites, je veux voir a quel point je peux transformer le désespoir en plaisir! Plus rien ne pourra m'atteindre maintenant que j'ai goûter aux plaisirs de l'espoir et du désespoir. Je peux me nourrir des deux, je peux vivre des deux, et personne ne me brisera! Plus jamais!
Mer 20 Sep - 17:43
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SHSL Super-Héroïne
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Date d'inscription : 02/08/2017
Age : 19
Localisation : Perdue, chef!

Malgré l'apparition désastreuse d'Aoki qui donna franchement envie à Barako que lui enfoncer son poing en pleine figure, elle était assez heureuse de le voir. Au moins, il semblait être aussi excité qu'elle à l'idée de ces robots. Enfin, sauf qu'il voulait se battre dedans, mais peu importe, au moins ça leur faisait un petit point commun. La super-héroïne vint se placer à côté de son copain, enfin... "Partenaire de combat", plutôt. Être à ses côtés l'apaisait (même si il était chiant) et lui rappelait le bon vieux temps. Au moment même où elle allait lui adresser la parole pour lui dire à quel point leur idée était géniale... Un ours noir et blanc fit son apparition. Barako allait presque se réjouir en levant le poing, comme à une fête, mais... Minute! Elle reconnaissait cet ours! Il avait provoqué des événements si tragiques et affreux, que les professeurs jugeaient indispensable que d'en parler pendant leurs cours d'histoire. Mais c'était il y a très longtemps, cela dit. Monokuma était-il de retour après ces années d'espoir? Le désespoir venait frapper à nouveau!?

Barako pâlit subitement. Si c'était une blague, elle était de très mauvais goût. D'un coup, elle sentait les battements de son coeur devenir plus irréguliers, plus rapides... Sa classe était en danger. Ses amis étaient en danger. La jeune femme serra les poings. Quoi qu'il arrive, elle était prête à les protéger, même si cela lui coûtait la vie. Et l'apparition de Monokuma commençait justement à l'inquiéter sur la sécurité des élèves. Enfin, elle essayait de se convaincre qu'en fait, ça ne collait pas! Où étaient tous les autres élèves? Où était la directrice, que l'ours insulta délibérément? Barako eut la réponse bien assez tôt, quand le rideau s'ouvrit. Monokuma ordonna à ses robots de laisser apparaître ce qui était derrière cette cascade tissus rouge si mystérieux, et...

"Mi- MIEKO-SENSEI!!"

Barako sentit son sang ne faire qu'un tour, ainsi que son coeur rater un battement. La directrice était attachée, sur un trône ridicule, dans un bien piteux état. L'héroïne était là, face à Mieko, blessée, dont les larmes étaient visibles. Comment cet ours osait-il la faire pleurer?! Il avait beau être l'emblème du désespoir, Barako se promit de l'éradiquer à jamais de la surface de la terre... Enfin, elle était si pâle qu'on aurait pu comparer son teint à celui d'un fantôme... Sans même se poser de questions, sans même penser aux conséquences, elle fonça. Rapide comme l'éclair, elle se précipita pour libérer sa tant respectée directrice, mais... Une force inconnue la retint. En se retournant, elle vit Aoki, la retenir fermement par le poignet... Si fermement que si elle avait voulu partir de force, elle se serait sûrement brisé l'os. Même malgré cela, l'héroïne força autant qu'elle le pouvait, se débattant si violemment qu'une personne normale aurait sûrement été blessée, mais... Contre l'ultime combattant, elle était comme une mouche qui essayait de se défaire d'un piège autocollant : c'était strictement impossible de se défaire de son emprise. Il était habitué à encaisser les tentatives de fuite, c'était sûr. Mais rien ne pouvait décrire ce qui se passait dans le coeur de Barako pendant ce temps. Elle allait craquer, elle hurlait à Aoki de la lâcher, mais il n'écoutait rien. Elle ne pouvait rien faire, elle était impuissante. Des sueurs froides l'envahissaient. Comment oserait-elle se regarder dans la glace à nouveau si elle ne pouvait pas sauver Mieko?! Alors qu'elle allait briser son propre poignet pour sortir de l'emprise de son partenaire combattant en entendant que Monokuma avait probablement tué tous les autres élèves, l'ours recommença à parler... Narguant la directrice avant de prononcer ces mots qui ne lui disaient rien qui vaille : Oshioki Taimu. Barako avait bien compris... Mais lorsqu'elle fut certaines à propos de ce qui allait arriver, il était déjà trop tard.

Elle n'avait rien pu faire, comme lorsque ses parents avaient été mêlés à ce hold-up, il y a si longtemps... Mais en pire. Car sa faiblesse causa la mort de Mieko... Non, attendez... En fait, ce n'était pas comme si elle aurait pu faire quelque chose pour empêcher ça. Barako réalisait que même si elle avait accouru pour la sauver, elle serait juste morte avec elle, inutilement. Elle ne l'aurait pas sauvée, et elle n'aurait jamais pu protéger ses chers amis... Et ce n'était pas comme si elle était capable de protéger toute une classe contre ce monstre... Elle était faible, insignifiante, inutile, même un enfant pourrait rire de ses rêves. Barako avait stoppé de bouger. Elle n'avait même pas pu regarder l'execution. Elle avait le regard vide, toute malice s'en était échappée. Pourquoi était-ce arrivé?! C'était de sa faute! Elle aurait dû faire quelque chose! L'adolescente se contredisait dans ses pensées. Elle se sentait terriblement coupable, mais il y avait aussi cette rage qui bouillonnait en elle... Et que rien n'aurait pu arrêter. Aoki avait libéré son poignet, et l'héroïne compta sur la pesanteur pour qu'il retombe, presque inerte, contre son corps. Elle ne réfléchissait plus à rien. Son esprit était vide, comme un ordinateur qui aurait planté. Le désespoir était trop puissant.

Elle ne pouvait même pas regarder Tobi, tomber à genoux, en larmes, et pourtant souriant... Si éloigné du Tobi qu'elle avait connu, qu'elle ne pouvait même pas imaginer que ces mots étaient les siens. Mais Barako s'en fichait. Elle ne s'y attarda même pas. Cela ne faisait qu'ajouter des gouttes de désespoirs dans un vase qui en débordait déjà. L'héroïne ne pouvait même plus bouger, ceci dit elle ne tombait pas à genoux. Son visage était orné d'une expression totalement neutre, si on ignorait les rivières de larmes qui perlaient sur ses joues blanches. Comment avait-elle pu tout perdre en moins d'une minute, sans même être capable de faire quoi que ce soit? Son vieux trauma avait été ravivé et carrément empiré. Elle était paralysée, incapable de toute action et de toute réflexion. Ça en faisait trop à digérer d'un coup. Son inutilité la faisait désespérer. Elle n'avait jamais brisé une seule fois en 10 ans, mais là, elle n'avait pas pu supporter ce choc. Pour la première fois en une décennie, Barako ne savait plus quoi faire. Elle ne savait pas comment arranger la situation, c'était impossible. Tout bonnement impossible.

Ce fut ce à quoi elle pensa pendant 2 minutes, avant d'avoir un déclic. Elle revoyait dans son esprit ses souvenirs à l'école. Les moments qu'elle avait passés avec ses amis, ces moments où ils s'étaient amusés, où ils s'étaient disputés même... Les précieux instants qu'elle avait passé avec la directrice. Elle l'admirait tellement... Elle ne pouvait ABSOLUMENT PAS laisser sa mort être vaine. Elle devait poursuivre son enseignement, elle devait garder espoir, même dans les pires moments. Et ainsi, lui faire honneur. Elle ne la laissera jamais dans la solitude. Barako devait protéger ses camarades! Même si elle était faible, si elle avait la chance de pouvoir être une source d'espoir pour eux, elle la saisirait sans hésiter. Relevant brusquement la tête, Barako ne tint pas compte du changement de personnalité de Tobi. Les larmes ruisselaient toujours sur son visage, elle savait qu'elle était faible. Mais il était de son devoir de protéger ses camarades, même si son talent n'était au fond qu'un rêve dont elle ne pourrait jamais être digne... Une étiquette qui l'idéalisait, alors qu'elle était si impuissante. Peu importe! Son courage était inégalable, et elle le prouva une fois de plus...

Marchant entre ses amis, passant devant tous les élèves, pour être au premier rang, afin d'être la cible idéale de toute attaque potentielle. Les autres étaient toujours en danger, mais au moins elle avait plus de chances d'être visée qu'eux. Même si elle tremblait, encore sous le choc... Cela la rassurait. Elle devait les protéger... Même si c'était un échec en tant qu'héroïne, et même si elle serait un bien piètre adversaire contre ces machines géantes. Son existence misérable devait au moins être utile aux autres de cette manière. Elle était terrifiée, mais sa détermination ne pouvait pas être stoppée par la peur. Elle était trop impulsive et instinctive pour ça. Et peut-être trop stupide, aussi.

Un air incroyablement sérieux et menaçant au visage, elle décida de se taire. Elle effectuait ses actions silencieusement. Non seulement car elle ne ressentait aucune envie de parler pour le moment, aussi parce que ses camarades devaient être si choqués qu'ils ne l'entendraient même pas, mais surtout... Elle ne voulait pas risquer d'énerver Monokuma en parlant, et donc de rendre encore plus probables la possibilité qu'avaient les autres élèves à se faire attaquer. Mais elle était plus prête que jamais à bondir, à n'importe quelle action violente dirigée contre les élèves. C'était pas vrai, qu'elle allait le laisser faire ce qu'il voulait avec ce qu'elle avait de plus cher au monde : ses amis, ses rayons de soleils.
Mer 20 Sep - 19:38
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SHSL Combattant
Messages : 8
Date d'inscription : 21/08/2017
Après avoir lâché tobi, qui était revenu un peu plus à lui même... Aoki s'était diriger vers Barako, les mains dans les poches, voulant pas trop montrer qu'il appréciait la compagnie de la jeune femme. Elle de même, lorsqu'elle le vu, s'était approcher. À présent l'un à coté de l'autre, ils n'eurent pas vraiment le temps de discuter avant la scène à l'avant ne débute. Un ours, sorti de nul part, était apparu. Enfin, pas n'importe quel ours... Monokuma. Le jeune délinquant n'était pas très bon à l'école, ce n'était chose nouvelle... Encore moins en histoire... À l'exception précisément de lui, les histoires sur son sujet. Cette chose était le némésis de l'humanité, l'ultime adversaire de la race humaine... Quoi de mieux comme adversaire avait-il penser à l'époque. Il savait hélas que ce n'était pas le genre d'ennemi à ce laisser vaincre par les poings, ni même les armes. Autrement, il ne ferait pas parti de l'histoire.

Serrant les poings... Il rageait à l'idée qu'il soit face à quelqu'un plus fort que lui. Ce qu'il détestait cette sensation, celle d'être inférieur à quelqu'un. Il était inutile dans se genre de situation... Que pouvait-il faire contre toutes ces machines ? Et même si par miracle, il arrivait à les vaincre... Qui dit qu'il n'y en avait pas d'autre ailleurs ? Vaincre des machines, cela n'a pas de sens... Bref, alors qu'Aoki complotait une stratégie, c'est là qu'il vu son enseignante. Attachée comme une captive sur le point de mourir. Les instincts aiguisés d'Aoki capta très rapidement la situation et toute ces implications. Sans le moindre instant, ni lui offrant la moindre chance à ce niveau, venu saisir le poignet de Barako. Cette idiote serait assez folle pour aller se jeter droit vers lui sans la moindre stratégie.

"N'y pense même pas. C'est du suicide."

Maîtriser quelqu'un par une clé de bras n'avait rien d'exceptionnel pour lui. Il profitait d'être à l'avant du groupe (Ayant rejoins Barako près de la scène) pour éventuellement bloquer toute autre abruti voulant aller vers la scène. Il avait encore un second bras de libre après tout. Aoki était certes un peu violent, mais dans se cas précis, c'était probablement utile qu'il forme une barrière entre le reste de la classe et Monokuma.

...

Protégeant Barako en la plaçant derrière lui, pour ensuite la relâcher une fois le mal fait... Il venait tout de même d'assister à la mort d'une personne... Son professeur pendant quatre longues années... Mais, impossible pour lui de montrer le moindre signe de faiblesse. Du moins, en apparence. À l'intérieur, il était terrifié. Mais avec Barako derrière lui, il sentait une forme d'obligation. L'obligation de garder courage car il était un homme, un vrai. Notons qu'il remarqua tobi qui avait complètement perdu la tête... Aoki n'avait cependant pas trop l'envie de tourner le dos à Monokuma, ni l'envie de le corriger pour le moment. En vrai, il s'en fichait un peu de sa vie. Plus tard s'était-il dit. Plus tard, il lui ferait regretter le moindre de ces mots. Agir de la sorte n'était pas digne d'un homme... Pas digne d'un humain voir même.

Tant de rage en lui filtrait ses moindres pensés, avec un petit brin de peur... Mais preuve comme quoi les quatre dernières années l'avait beaucoup changé, il était tout de même calme et sérieux. Craquant sa nuque, il s'avança droit en direction de l'ours. Tout son corps lui dictait que c'était une mauvaise idée et de ne pas le faire... Mais impossible de faire demi tour. C'était le meilleur combattant après tout. Il était le plus apte à s'approcher. C'était simplement logique. Bien sur, pour éviter que Barako ne le suivent, il la poussa vers l'arrière. La faisant trébuché par le fait même. Grimpant sur la scène, il pouvait maintenant regarder de haut le petit ours. Ne s'approchant pas d'avantage, ne voulant pas être à porter des géantes machines...

"Espèce &?@!#*$... Je te laisserais pas nous tuer les uns après les autres !"

Adoptant une position défensive, dans la tête d'Aoki, tout le monde allait y passer, là maintenant. Alors tant qu'à être dos à une mort éventuelle... Il préférait que ce soit en combattant. Bien que pour le moment, il ne bougeait pas. Il ne savait pas à quoi s'attendre... C'était pas un humain après tout. Il savait même pas si Monokuma allait se battre, voir même tous les tuer, là maintenant. Il connaissait rien de précis sur l'existence de cet ours, sinon le fait qu'il était un tueur de masse. Alors il prenait la situation très fortement au sérieux. Mais à l'intérieur, il était littéralement terrifié jusqu'aux os.
Jeu 21 Sep - 0:09
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Recteur du Centre
Messages : 40
Date d'inscription : 13/11/2016
Aoki était tellement concentré sur son adversaire qu'il ne   fit naturellement pas attention au danger qui venait de derrière lui. En même temps, tourner le dos au nouveau directeur était probablement aussi inconscient que d'aller le défier en face. Toujours est il qu'il ne vit pas les bolas qui vinrent l'entraver tandis que la corde habilement attachée à un contrepoids qui tombait dans le vide le fit tomber face contre terre et glisser en arrière jusqu'à ce qu'il se retrouve suspendu comme un fruit malpoli et vociférant.

Agrippant le couteau qui revenait de sa course entre les arbres, le recteur Raito toujours aussi stoïque qu'à son habitude apparut de derrière la scène. Puis il posa un regard aussi dur et glacial que celui de quelqu'un qui avait déjà ôté son lot de vie sur Aoki


-Toi, tu commences à me les briser menus.

Il traversa ensuite le peloton de gardes et se mit à droite de la scène.Là il croisa les bras et se mit à parler d'une voix assez forte pour être entendue malgré les cris d'Aoki.

-Quatre ans qu'on s'acharne à vous éduquer et vous avez toujours rien appris ! Votre nouveau directeur est en train de vous causer! Alors fermez là et attendez qu'il finisse avant de foutre le bordel ! Et Aoki... tu demonteras la scène quand ce sera fini.

Spoiler:
 
Jeu 21 Sep - 2:46
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SHSL Cultivateur de Tomates
Messages : 9
Date d'inscription : 07/01/2017
Il avait raison.

Jusque-là, Feliciano s’était bien amusé de voir Tobi se faire rembarrer en chaîne par les autres (même si, comme d’habitude, pour lui, la réaction d’Aoki était de trop). Mais il avait fallu qu’il ait raison, au final. Devant lui se dressait l’ours le plus craint du monde : Monokuma. Les catastrophes associées à cette « mascotte » étaient telles qu’une longue partie du cours d’histoires leur avait été consacrées. Et Feliciano suivait assidûment les cours. Ainsi la seule apparence de cet objet de désespoir suffit à confirmer les mauvais pressentiments que Feliciano avait ressentis depuis le début de la journée. L’ours pris la parole. Ce qu’il disait semblait n’avoir aucun sens mais les cours aux sujets des tristement fameux « Killing Game » avait beaucoup marqué Feliciano à l’époque et était resté gravé dans sa mémoire depuis. Des étudiants forcé à s’entretuer par un ours mécanique… Cela semblait si absurde et pourtant, maintenant qu’il avait ce même ours devant lui, Feliciano n’arrivait qu’à une conclusion : l’histoire allait se répéter, et ils allaient en être les protagonistes. Cette simple pensée le fit frissonner violemment.

Et puis, le rideau tomba. Le cœur de Feliciano rata un battement. Assise sur un trône grotesque dans un état pitoyable se trouvait Mieko Monokuma. Feliciano ne supportait pas cette vue : cette femme représentait tellement pour lui : elle était son inspiration, son modèle. Il lui était tellement reconnaissant pour ces 4 merveilleuses années qu’il avait passé ici que la voir dans cet état le révoltait au plus profond de lui, il voulait courir la libérer mais il savait pertinemment que s’il faisait ça, il serait mort bien avant d’arriver devant elle. Il ne pouvait qu’observer et prier pour que l’ours fasse preuve de clémence, dans un désespoir des plus terribles. Il vit les autres s’agiter, protester, et il les admira pour ça. De son côté, Feliciano ne disait rien et ne bougeait pas d’un pouce une force dont il connaissait pertinemment le nom le pétrifiait totalement. Ah, cette bonne vieille peur…

Face aux réactions de ses camarades, Monokuma reprit la parole. Et il prit un malin plaisir à écraser un par un les dernières lueurs d’espoirs qui leur restaient. D’abord, ce fut l’espoir de savoir leurs camarades des autres classes en vie. Supprimé.  Puis, l’espoir de voir Mieko survivre…

Feliciano, était déjà chamboulé de savoir ses personnes avec qui il avait passé les même 4 années de sa vie au mieux séquestrés et au pire… Il n’osait même pas y penser. Et était loin d’être prêt à affronter la suite. Mais Monokuma n’allait pas lui laisser le temps de retrouver une once de calme. Après 4 secondes de faux espoirs d’une cruauté sans nom, le pire arriva. Elle fut exécutée, et sous leurs yeux. Les cris tiraillant de Barako ne firent que rajouter du désespoir à la scène, à laquelle Feliciano assista entièrement, incapable de détourner les yeux de cette horreur. Même quand Monokuma se retourna vers eux et fit sa remarque déplacée, Feliciano ne le regarda pas. Il ne pouvait retirer ses yeux horrifiés de la tâche de sang rose qui se formait, de plus en plus grande. Elle était morte. Sous ses yeux. Sans que personne n’ait rien pu faire. Quelle injustice. Une femme si altruiste et dévouée méritait tellement mieux. Il aimerait dire qu’il aurait donné sa vie pour elle, mais Feliciano tenait beaucoup trop à sa propre vie pour se sacrifier de cette façon, et la dernière chose dont il avait envie était de mentir devant le cadavre de cette femme qu’il admirait tant. Il ferma les yeux et se remémora tous ce qu’il pouvait sur celle qui venait de les quitter. Au milieu de tous ses souvenirs, le discours du début de leur première année lui revint, en petit bout, certes, mais ces petits bouts furent assez pour lui raviver son espoir.

« ... ce qui nous tient à cœur par-dessus tout, c’est votre avenir… vous avez le potentiel et le souhait d’améliorer le sort de notre monde…Tous les espoirs sont entre vos mains. »

Jusqu’au bout, Mieko avait due croire en eux, alors il était de leur devoir de lui rendre la pareille. Il ne pouvait pas succomber au désespoir. Monokuma avait déjà été mis en échec une fois, alors pourquoi pas deux ? Avec leurs talents et de l’espoir, il n’y avait aucun moyen pour qu’il n’y arrive pas ! Tant qu’ils restaient soudés. Feliciano se retourna vers les autres, il n’était lui-même pas bon pour unifier les troupes mais il y avait dans leur groupe un bon nombre de personnes qui se débrouillaient à l’inverse très bien dans ce domaine : Umeka, Maniniña, Yuri, Barako, Tobi… Tant que ceux-là restaient eux-mêmes et soutenaient le groupe, il était certain que tout se passerait bien… Enfin, pas vraiment, mais ils auraient plus de chance. Et là, la réalité le frappa, il vit une Barako  dénuée de toute énergie, le regard vide, il croisa les regards désespérés de tous ses camarades et puis, ses yeux se posèrent sur Tobi.

Feliciano détestait l’admettre, mais il enviait énormément Tobi et s’il le fixait toujours d’un regard noir, il n’aurait jamais dit non à devenir son ami. Et cette personne à laquelle il vouait cette jalousie passionnée n’était certainement pas celle sur qui il posait désormais un regard sidéré. Le Tobi calme et posé n’était plus, il avait à présent devant lui un Tobi qui semblait avoir pété un plomb sévère et qu’il avait juste envie de claquer jusqu’à ce qu’il revienne à lui. La situation était vraiment désespérée. Mais Feliciano n’avait pas envie de perdre tout espoir, ne serait-ce que pour ne pas rendre la mort de Mieko vaine. Même s’il avait juste envie de pleurer, de hurler, de laisser le désespoir déformer ses traits, il fallait qu’il tienne bon. Il n’était pas seul, après tout. Il releva donc des yeux remplis d’une détermination fébrile sur la scène… Pour se rendre immédiatement compte qu’Aoki avait encore fait des siennes et qu’il semblait avoir décidé que s’engager dans un combat contre Monokuma était une idée viable. Avant même qu’il puisse soupirer ou qu’Aoki se fasse désintégré, quelqu’un intervint. Feliciano se retourna rapidement vers le nouveau venu et il fut modérément surpris de le reconnaitre : c’était le recteur Raito. Monokuma avait donc exécuté Mieko, mais pas les recteurs ? Pourquoi ? Etaient-ils… Avant même que la pensée de Feliciano aboutie, Raito se plaça aux côtés de Monokuma et prononça ces mots :

-Quatre ans qu'on s'acharne à vous éduquer et vous avez toujours rien appris ! Votre nouveau directeur est en train de vous causer! Alors fermez là et attendez qu'il finisse avant de foutre le bordel ! Et Aoki... tu démonteras la scène quand ce sera fini.

Alors ils étaient bien de mèches avec tout cela… Feliciano ne se sentait pas trahi car il n’avait jamais vraiment aimé les Recteurs, mais il ressentit tout de même une certaine rancœur, vis-à-vis de Mieko. Avait-elle su que ceux qui avaient travaillé à ses côtés pendant tout ce temps n’était que des traitres, avant de lâcher son dernier souffle ? Il serra le poing et commença à attendre la suite des événements. Et s’il faisait de son mieux pour paraitre calme et décidé, il ne pouvait empêcher les tremblement de ses mains…
Ven 22 Sep - 21:55
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SHSL Seiyû
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Un ours noir et blanc fit son apparition. Un ours étant bien connu de tous, le responsable de la plus grande tragédie que l'humanité n'ai jamais connu. Monokuma. Rien qu'à la vision de ce dernier, Hibiki se mit à trembler. Ce n'était pas l'élève la plus assidue, ni la plus passionnée d'histoire dans la classe, mais elle savait ce que la présence de cet ours ici impliquait : rien de bon. Le vrai directeur de la Negaigoto Academy ? Impossible, c'était Mieko ! Mais elle vit ensuite dans quel état la directrice était réduite et... Hibiki fut trop choquée pour faire quoi que ce soit.

L'aider ? Elle ne l'aurait pas pu. Personne ne l'aurait pu. Monokuma avait bien prévu son coup, après tout. Tendant la télécommande à celle qu'il considérait comme usurpatrice en lui promettant qu'il l'épargnerai, en sachant pertinemment qu'elle ne pouvait l'attraper avec ses liens. Cela allait trop loin. Qu'allait-il faire ? Même en entendant la phrase iconique de l'ours, oshioki taimu, Hibiki ne voulait pas croire à ce qui allait se dérouler devant ses yeux. Par réflexe, elle ferma les yeux. Entendre la réaction des élèves était bien suffisant pour s'avoir ce qu'il s'était passer.

Quelques instants plus tard, elle ouvra les yeux. Voir ce qui allait se passer ensuite. Aoki se dirigeait vers Monokuma. Elle aurait voulu l'en empêcher, le raisonné, mais non seulement elle savait qu'il ne l'écouterait pas, tout comme il n'écouterait personne : ses 4 ans passés dans la même classe lui permettait de le savoir, mais en plus elle aurait été incapable de produire le moindre son. C'était le comble de l'ironie pour la SHSL Seiyû. Heureusement (?), quelqu'un l'arrêta. Il s'agissait d'un recteur. Hibiki eût une once d'espoir, peut-être que les recteurs allaient les aider, espoir qui fut réduit en néant dès que ce dernier prit la parole.

Elle ne pouvait le croire. C'était impossible. Les recteurs étaient du côté de Monokuma ? Ou alors ils étaient manipulés... Mais il était tout aussi possible qu'ils aient étés des traîtres, et ce depuis tout ce temps, sans que personne ne se doute de quoi que ce soit. Hibiki ne savait plus quoi penser. Non, elle ne réussissait juste plus à penser. Elle ne voyait plus rien, elle n'entendait plus rien. Tout pour elle était des images et sons distants, qu'elle voyait et entendait, mais sans les comprendre. Comme si elle était là sans vraiment l'être. Elle ne se rendit même pas compte d'être tombée à genoux, son esprit ne faisant que s'embrouiller d'avantage.

Monokuma. Les cours d'histoires. Les Killing Games. Désespoir. Mieko-sensei. Morte. Tout le monde.  Ceux des autres classes. Morts ? Qu'allaient-ils devenir ? Est-ce que c'était leur tour, de s'entre-tuer ? Non, c'était impossible. Ils se connaissaient depuis 4 ans. Personne ne serait capable de tuer un camarade, n'est-ce pas ?... Impossible d'en être sûre. Essayer de garder espoir. Elle devait garder espoir. Tout irait bien. Elle était incapable d'être sûre de ça également. Les images de Mieko lui revenait en tête. Elle ne méritait pas ça. Elle était un mentor, un modèle. C'était horrible. Ce n'était qu'un cauchemar ? Elle espérait que ce ne soit qu'un cauchemar. Hibiki perdit connaissance.
Sam 23 Sep - 10:54
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SHSL Mythologue
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Date d'inscription : 26/07/2017
Isaac est encore une fois avec tout le reste de sa classe, une ribambelle de potentiel cultistes, il avait peur, de plus en plus, il se demandait comment il avait fait pour en arriver là? Pourquoi il se retrouve dans cette situation. Monokuma, il l'a vu arriver, il ne pouvait pas détourner son regard, son regard qui se remplissait de terreur au fur et à mesure que le temps passait. Monokuma, l'icône du désespoir, dans cette académie, Isaac savait ce que ça voulait dire: l’événement le plus tragique que l'humanité ai connue, ça va recommencer, il en était presque sûr, et c'était pour son non-plaisir, autant l'avouer clairement, en même temps, qui aimerait voir cet événement se reproduire une seconde fois, une vague de désespoir envahissant le monde sans chercher à comprendre, personne.

Isaac paniquait de plus en plus, tout ça au point de partir le plus vite possible se mettre dans un coin, le visage face à un mur en boule, il n'a même pas assisté à l'exécution de Mieko, la directrice qui s'est fait voler son rôle par ce sale ours en peluche monochrome. Isaac n'écoutait pas ce que les autres disaient et ne voulait pas savoir ce que les autres faisaient, il n'en avait plus rien à faire, il ne veut pas que les événements passés se reproduisent, le jeu n'avait même pas encore commencé, pourtant il voulait déjà que ça se termine, il ne voulait pas être la victime de ce jeu morbide, il ne veut pas mourir, mais il ne sait pas comment assurer sa survie, il ne peux faire confiance à personne, encore moins qu'auparavant...
Sam 23 Sep - 11:24
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SHSL Populaire
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Age : 100
Localisation : Au Sud :)
Se tenant au bras de Tobi, Mani eut une très désagréable surprise matinale, en effet on s'attend plus à un chocolat chaud plutôt qu'à l'apparition d'une peluche dégueulasse aux côtés dépareillés qui vient avec sa petite armée personnel de Toys'R'us pour le dernier jour de classe quand on n'a pas même un pain aux chocolatines pour se remplir le ventre.
Se cachant véritablement derrière Tobi, bien qu'elle rentra plus de vingt fois dans la carrure du SHSL Acteur, elle regardait la scène, dissimulée derrière des abdos.
Elle vit très bien la directrice trônant sur un trône, attachée de tous côtés par des chaînes métalliques à l'encontre de sa couronne qui semblait être de la qualité de celles que font les petites classes avec deux morceaux de papier cartonné et un feutre jaune, elle vit également bien le nounours qu'elle aurait voulut serrer dans ses bras, s'il n'avait pas un demi-dentier diabolique, sans doute le fruit d'une restriction budgétaire qui n'avait pas pu le doter correctement d'un appareil dentaire de bonne qualité.
Elle vit également le nounours qui lui parlait et qui jouait avec elle à la télécommande, jeu assez peu équitable vu l'incapacité de la directrice à ne serait-ce qu'imiter la gelée ou le pudding du jeudi soir en remuant flasquement ses bras tel un poulpe, elle vit surtout la directrice se prendre tous les élèves dans la dentition un peu après, PAF Tomita PAF Anton PAF Yoru PAN dans la gueule le Isaac, POF la Hibiki, les restes des élèves qui n'étaient pas vraiment eux, finissaient dans l'eau pour être ensuite "rattrapés" par Mieko Monokuma, "oh les os, les machins" tout foutait le camp, tout azimut avec la grâce déchu d'un pélican agonissant dans le sixième acte d'une comédie-ballet d'un élève de 6 ans avec pour acteurs, des hippopotames arthritiques, c'était dire la beauté de la chose, brillant par son absence d'un feu à en faire pâlir le phare d'Alexandrie.
Puis ce fut l'arrêt de la fête, le demi-Winnie, reprit la télécommande, et une presse hydraulique de celle dont on écrase les doigts des enfants chez les pires institutrices ou que l'on castre les chats chez les mauvais vétérinaires, mais en maxi format familial sortit de l'eau. Se dressa avec la beauté d'une guillotine prête à achever l'oeuvre de la justice capitale, et écrasa le salmigondis de faux-élèves et de vraie directrice, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois....Elle n'arrivait plus à compter mais c'était sans doute l'heure de l'ouverture des rideaux et du commencement de l'acte 1 scène 1.
Soudain ce fut le désordre, Tobi tombait à terre, Barako passait devant tout le monde, Aoki se faisait détruire les mollets par Raito et choyait à terre, Hibiki perdait connaissance, Isaac paniquait, c'était la chute inévitable d'un monde, devant tout cela Mani était aussi utile que la touche f12 d'un clavier pour un fusillé de la guerre de 1870 du côté Prussien, situé entre l'artillerie de renfort du prince royal de Saxe et de la cavalerie du prince royale de Saxe, elle s'assit, et contempla la scène en attendant de voir ce qui se passerait....non elle ne pouvait faire cela...
N'y connaissant rien à la réanimation, ni même à l'animation d'ailleurs, et ne voulant intervenir avec Tobi qui faisait une crise et qu'elle ne pourrait supporter ce jour-là, elle s'orienta vers le SHSL Cultivateur de Tomates, qui tremblait des mains, elle s'accrocha, à lui, passa son bras dans le sien et se serra contre lui, une larme à l'oeil.
Sam 23 Sep - 17:57
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SHSL Fauconnier
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Age : 22
Localisation : Alsace
Dans l'ombre, adossé contre un arbre, les bras croisés et la tête tournée vers cette scène mystérieuse, Anton attendait avec une certaine concentration le levé du rideau. On aurait dit que le regard perçant d'Anton allait déchirer les deux tissus rouges suspendus.

Le fameux moment arriva et Anton tressaillit de sa position plutôt bancale et faillit tomber en voyant ce qu'il se passait. Le fauconnier se repositionna cette fois-ci en dehors de l'ombre et face à la scène. Un ours en peluche surgit et se posa sur un rocher. Anton avait bonne mémoire et reconnu tout de suite Monokuma, le responsable de l'événement le plus tragique de l'humanité. L'hypothèse que toute cette mise en scène soit une blague s'approchait de 0%... Anton, devenu pâle, continua de s’avancer pour rejoindre le groupe d'élève maintenant au complet. Le rideau tomba et le spectacle fut écœurant...

Le rideau cachait Mieko Monokuma, elle était là, ligotée à un trône ridicule portant une couronne en carton tout aussi ridicule. Cette vision était d'autant plus désagréable que Mieko Monokuma semblait effrayée par ce qu'il se passait, elle pleurait. Anton ne l'avait jamais vu dans cet état-là, elle qui semblait si forte. L'ours expliqua qu'il avait fait disparaître tout les autres étudiant de l'académie... Anton serra ses poings en pensant :

"Ce... ce n'est pas possible, ça doit être un mauvais rêve..."

Monokuma attrapa une télécommande puis provoqua Mieko. Après un instant, Monokuma appuya sur le bouton et là Anton sut que ce n'était pas un cauchemar, une chose aussi affreuse et réaliste ne pouvait pas être le fruit de son subconscient. Mieko se fit percuter par des robots géants représentant ses élèves puis se fit écraser par une presse hydraulique.

Anton trembla et versa une larme, il n'entendit plus rien que l'écho infini du tintement silencieux de la lourde pièce de métal. Lui qui avait tellement de respect envers la directrice. Ce fut la première personne qu'il rencontra ici à la Negaigoto et sûrement la personne qu'il appréciait le plus pour son sérieux et sa droiture. Elle était toujours là quand il avait besoin d'aide... Lui, il ne pouvait rien faire pour l'aider face à l'ours machiavélique.

D'un coup, le silence qui suivit l'exécution se rompit et Anton entendit les élèves réagirent. Tobi sembla perdre sa santé mentale, Isaac s'enfuit, les élèves paniquèrent et dans un élan de stupidité et sans aucune analyse de la situation, Aoki voulu se battre contre Monokuma. Le combattant impatient, se fit mystérieusement prendre dans une sorte de piège à lièvre. Anton, encore sous le choqué de la mort de Mieko, ne comprit pas ce qui se passa.

Le recteur Raito apparu derrière eux et monta sur la scène. Il semblait être du côté de l'ours... Anton essaya de reprendre ses esprits, il fallait qu'il soit fort, connaissant le présage que la présence de Monokuma. Il pensa de suite à une hypothèse logique :

"Le recteur semble être du côté de Monokuma... Raito est intelligent est malgré le danger que ça représente peut-être qu'il dupe Monokuma ? Il se fait peut-être passé pour son acolyte, mais c'est en réalité pour gagner sa confiance et nous sauver au moment opportun ! Et Morrigan aussi ! Ils ont appris par je ne sais quelle raison la venue de Monokuma et ils ont préparé un plan."

Anton fit une pause, retira son chapeau et le porta à son cœur, il regarda au ciel puis dit doucement d'un ton triste :

" ... Un plan qui nécessitait le sacrifice de Mieko..."


Sam 23 Sep - 20:17
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SHSL Expert en Memes
Messages : 15
Date d'inscription : 27/08/2017
Quelque chose d'étrange venait de se produire. Quelque chose que même Keigo n'aurait pû anticiper. Ce n'était pas le retour d'Hitler mais le retour de Monokuma. La cause de l'évènement le plus tragique de l'humanité. Il était de retour et il n'avait pas l'air de faire semblant. Durant toutes ces années où j'ai fait des memes sur lui... Il était revenu... Pour moi? Je n'en ai aucune idée. Cependant, il a l'air d'en vouloir à tout le monde dans la sale. C'est lorsqu'il prononça sa fameuse phrase que tout chamboula. Mieko Monokuma (j'aurais dû voir le lien plus tôt) fut exécuté sous nos yeux mais d'une façon à ce qu'on se sente coupable. Il y avait des animatroniques de toute la classe lors de son exécution et ils lui ont tous causé du mal. Je n'arrivais toujours pas à croire qu'elle était morte. Je n'arrivais toujours pas à croire que Monokuma était de retour.

Après cette lourde scène, les réactions fut variées. D'un côté, il y avait Tobi qui avait perdu la raison, d'un autre, il y avait Aoki qui voulait battre Monokuma et il y avait en plein centre moi. Je ne bougeais même pas. J'étais sous le choc. Comment est-ce que je pouvais rester calme? Sachant qu'on va sûrement finir comme elle si on n'obéit pas aux ordres de Satan 2.0.

Comme je l'ai dit plutôt, Aoki voulait attaquer Monokuma mais ce fut inutile. Aoki fit pendu par le pied dans les airs. C'est alors que le recteur Raito apparu. J'aurais dû m'en douter qu'il avait l'air suspect depuis le premier jour. Il nous trahissait comme si de rien n'était. C'est au moment de la panique générale que je décida de dire ces mots:

-Alors, où est la caméra? Vous avez fait ça pour nous faire peur et pour avoir des vues sur Youtube c'est ça? Et bah sachez que des fails compilations font beaucoup plus de vues!

Quand je prononça ces mots, je savais déjà la réponse. Cela dit, j'étais curieux. Je voulais voir jusqu'où ils pouvaient aller. J'vais tellement entendu parler de Monokuma dans mes cours d'histoire, et c'était jamais en bien.
Sam 23 Sep - 20:33
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"Directeur" ?
Messages : 9
Date d'inscription : 26/06/2017
Note HRP préliminaire
Yua & Jakub n'ayant toujours pas donné de signe de vie, nous avons pris la décision difficile de les retirer du killing game. Considérez qu'ils étaient des élèves d'autres classes.
Merci de votre compréhension.

___

Monokuma fait face à un groupe en proie à la confusion et la terreur, entre ceux qui ont peur, ceux qui craquent, ceux qui pleurent et ceux qui se rebellent avec autant de force qu'ils n'ont d'intelligence. Puis il y a aussi, comme la tradition le veut, celui qui croit à la théorie de la blague. Avec un ton espiègle, voire ouvertement moqueur, Monokuma s'adresse à Keigo.

▬ "La caméra ? Ça me semble évident, mais tout ça, c'est la réalité, vous savez ? Vous avez passé quatre ans à étudier l'anatomie des dragons et à danser avec les licornes, et c'est maintenant que vous commencez à nier ce que vous voyez, juste parce que ça ne vous plait pas ? Si c'est ça l'espoir du monde, alors vous êtes désespérément désespérants !"

Il marque une courte pause.

▬ "Ahem. Maintenant que tout est prêt, commençons la cérémonie ! Tout d'abord, classe 10B, je vous annonce officiellement que le diplôme que vous deviez recevoir est caduque et ne sera plus reconnu par la Negaigoto Academy ni personne d'autre !"

▬ "Il ne vaut rien ! Le monde ne veut pas de ces torchons ! Cette directrice n'a pas du tout compris son rôle, et maintenant c'est moi qui dois rattraper ses bêtises ! Je pourrais continuer de vous faire étudier pendant encore 11037 jours, mais ce serait vous abrutir encore plus que vous ne l'avez déjà été !"

▬ "Les pseudo-dirigeants de cette école vous ont déjà fait attendre inutilement pendant de trop nombreux mois. Maintenant que je suis venu vous sauver du naufrage, vous allez pouvoir réaliser votre potentiel comme les prospectus de l'école vous l'avaient promis ! Avant toute chose..."

▬ "Il manque définitivement quelque chose à vos personnages. Vous êtes un peu comme un shonen sans antagoniste plus classe, plus fort et plus beau que le héros. Ou un shojo sans triangle amoureux avec un antagoniste toujours plus classe, plus fort et plus beau que le héros."

▬ "L'antagoniste c'est moi bien entendu. Mais vous restez quand même plus ennuyeux qu'un anime pour enfants. Vous avez besoin de complexité et d'adversité. Oui, ce dont vous avez besoin, c'est du désespoir. Heureusement, j'ai exactement ce qu'il vous faut !"

Monokuma attrape une autre télécommande, cette fois avec un bouton vert, un bouton rouge et un bouton aux rayures jaunes et noires. Les Monogardes se déplacent vers le rideau tombé, puis soulèvent un immense écran dont on ne comprend pas bien l'origine. Monokuma appuie sur le bouton vert et l'écran s'allume. Une série d'illustrations grotesques accompagnées d'explications diverses sont affichées. Monokuma reprend la parole.

▬ "Je déclare ouvert le Semestre Spécial de Massacre Mutuel ! Yup, c'est exact, votre vrai nouveau cursus consistera à participer à un jeu où vous allez vous entretuer ! Et vous voulez savoir pourquoi vous allez accepter d'y participer ? Deux raisons toutes simples !"

▬ "Tout d'abord, comme vous avez pu le voir, vous ne pouvez pas me défier. Je suis plus fort que vous tous réunis. Si ce gorille d'Hanae-kun avait touché à un seul poil de ma fourrure, il aurait été massacré par mes Monogardes ! Ensuite, et je suis sûr que vous allez adorer ça..."

Monokuma appuie sur le bouton rayé lorsqu'un son étrange se fait entendre. Une sorte de vibration se fait ressentir, puis une voix annonce "COUCHE DE PROTECTION DE L'ARCHIPEL : MODE TRANSPARENT". Soudain, les élèves assistent à une scène aussi grotesque que terrifiante. Le ciel et l'horizon semblent disparaître, et on ne voit plus qu'un fond sombre ponctué de quelques tâches lumineuses : l'archipel est en orbite dans l'espace ! À première vue, cela semble impensable : comment la directrice a-t-elle pu être exécutée dans l'océan s'ils ne sont pas sur Terre ? C'est alors que les élèves les plus perspicaces remarquent que la barrière forme une bulle qui peut contenir de l'eau en son sein. Les plus malins d'entre eux déduisent aussi que la barrière donne probablement à l'archipel les mêmes propriétés physiques que s'il se trouvait sur Terre.


▬ "Upupupupu ! Ahahahahahahah ! Comme vous le voyez, vous n'êtes pas tout à fait à la Negaigoto Academy que vous connaissiez avant. Bienvenue à la Cosmic Negaigoto Academy ! Il semble que vous n'étiez pas pressés de partir de cette école alors j'ai fait en sorte que vous ne puissiez plus jamais la quitter par vos propres moyens ! Je me demande combien de temps il vous faudra avant de devenir fou et avoir envie de vous échapper !"

▬ "Et si vous voulez vraiment vous échapper, alors j'ai un moyen pour vous de le faire : obtenir le vrai diplôme. Inutile d'étudier comme vous l'avez fait pendant quatre ans, tout ça ne vous servira à rien avec moi. Le deal est simple, vous n'avez qu'une chose à faire : commettre un meurtre sans vous faire démasquer au très excitant procès de classe !"

Monokuma appuie de nouveau sur le bouton vert et l'écran affiche une nouvelle image.



▬ "Si l'un d'entre vous tue quelqu'un, la classe 10B devra participer à un procès de classe. C'est là que vous essaierez de déterminer l'identité du criminel qui se cache parmi vous. À la fin du procès, vous devrez voter ! Si la majorité vote correctement, seul le tueur sera puni ! Mais, si vous votez contre la mauvaise personne... Le tueur gagne, et le reste de la classe est puni à sa place !"

Monokuma appuie sur le bouton rouge de sa télécommande. L'écran tenu par les Monogardes s'éteint alors, et ils se contentent de l'envoyer valser on-ne-sait-où, donnant l'impression que l'objet a tout simplement disparu.

▬ "Bref, pour résumer, il ne suffit pas de tuer quelqu'un. Vous devez aussi manipuler vos petits camarades et survivre au procès de classe. Vous pouvez tuer de la façon que vous voulez. Par le feu, par l'eau, par l'air ou la terre. Avec un couteau, un pistolet, une bombe ou un gigot congelé. En empoisonnant, en écartelant, en désintégrant ou en maudissant. Toutes les méthodes me conviennent, j'encourage la créativité et l'ouverture d'esprit de mes élèves."

▬ "Cependant, gardez ceci à l'esprit : je ne veux pas de délinquant dans mon école. Ce coup-ci, je laisse Hanae-kun s'en tirer avec un avertissement, parce qu'il ne connaissait pas les règles. Mais la prochaine fois je serai intraitable !"

Des Monogardes apportent un plateau couvert de montres digitales identiques à celle que Yoru porte déjà. Sans consulter les élèves, ils saisissent leurs poignets et les en équipent.

▬ "Admirez le superbe cadeau que je vous offre ! Alors, ne suis-je pas un gentil directeur ? Je pourrais vous énumérer les règles, mais on a déjà assez attendu. En plus, j'en vois une qui dort au fond. La jeunesse n'est plus ce qu'elle était ! Vous trouverez dans ces MonoWatches tout ce qui sera utile pour survivre : le règlement ! Je considère que vous connaissez les règles à partir de maintenant ! Il y en a une pour chacun d'entre vous, et vous ne pouvez plus les retirer. Rassurez-vous, elles résistent à tout, alors n'essayez pas de les détruire !"

▬ "Bien, maintenant que cette cérémonie touche à sa fin, voici une dernière information. Vos MonoWatches assurent maintenant tous les systèmes de sécurité qui étaient en place avant ma grande arrivée. Vous comprendrez de quoi je parle par vous-mêmes. De plus, vous constaterez que certaines zones sont fermées pour l'instant. Upupu, en tant que directeur je souhaite aux quinze d'entre vous un semestre rempli de désespoir !"

Avant de partir, Monokuma appuie sur le bouton rayé de sa télécommande et le ciel réapparait. Et sur ces mots, Monokuma disparait, tandis que les Monogardes se dispersent et semblent commencer à patrouiller.

___

HRP

On va avoir un certain nombre de trucs à poster et mettre en place ailleurs, nous vous demandons d'être un peu patients à ce niveau. o/
En attendant, le rp sur ce sujet continue !
Instruction  : nous essayons une méthode différente pour varier les expériences ! Cette fois, vous avez le droit à deux messages d'environ 15 à 30 lignes, à placer quand vous le souhaitez ! Lorsque tout le monde a utilisé ses 2 messages (ou que vous décidez de ne pas en utiliser 1 ou 2), ce sujet deviendra complètement libre (ou fermé si les personnages sont partis).
Mar 26 Sep - 21:27
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SHSL Pianiste
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Age : 20
Localisation : Nice,France
On définit le passage d'un état à l'autre de manière très stricte dans le monde des sciences. Il existe des températures de changements d'état précises pour chaque élément, dictées par des règles précises. Par exemple, quand un café est mis à une température très basse (et qu'on y ajoute du lait et du sucre), il devient un café frappé (qui est aussi très bon, bien qu'il ne surpasse pas son équivalent naturel). Et ce fut un peu le cas, dans les quelques minutes qui suivirent pour Schufein, qui passa très vite du bleu, au blanc, puis au rouge. Tout se passait bien trop vite pour lui. La directrice ... Tobi ... Aoki ... Recteur Raito ... Hibiki ... Paul McCartney, euh non pas lui ... Isaac ... c’était trop , et même le prodige du clavier avait fini par tomber en position assise, de choc.

Puis, toutes ces choses grotesques avaient été dites. Comment est-ce que ce vil malfrat osait appeler ce travail de quatre ans que lui et ses camarades avaient effectué caduc ? De quel droit leur retirait-il leur diplôme ? Puis un autre élément absurde: Un jeu de massacre mutuel ? Il avait déjà la nausée, mais en entendant ça, il se sentit encore plus mal à l'aise. Cela dit, il ne pouvait rien faire. Immobile il était, et immobile il resta quand le décor autour de lui changea, et que toutes ces jolies étoiles apparurent. Immobile, il resta aussi quand ces gorilles-ours musclés lui enfilèrent une espèce de bracelet. Il ne protesta pas à l’annonce des règles de ce jeu, il ne pipa pas mot jusqu’à la disparition de Monokuma & Co. Ce fut d’ailleurs le moment où il reprit conscience de son environnement. Autour de lui, tout s’effondrait, comme dans la chanson de Zebrahead. Il devait avouer qu’il avait un millier de questions qu’il aurait aimé poser, ou se poser, mais quelque chose attira son attention qui le fit oublier tout ceci, ou en tout cas, mettre tout le reste entre parenthèses. Il s’exclama, et se précipita auprès d’Hibiki, qui était toujours inconsciente, sauf que maintenant elle portait un des bracelets dont ils avaient tous été ornés. C’était clair qu’elle avait besoin de repos. Cela dit, Schufein n’imaginait pas ce qui risquait de lui arriver si on la laissait dans cet état ici. Les animaux charognards risquaient de s’amasser autour d’elle et alors … Il valait mieux pour lui qu’il n’y pense pas. Trop de choses s’étaient passées récemment, et il voulait penser à autre chose. Il pensa à un bon café, puis à Norabot … Non, il était toujours dégoûté. Même la perspective de boire un café ne lui faisait pas envie, ce qui était un exploit. Et finalement:

«Il faut la ramener dans sa chambre » le jeune pianiste s’exclama en visant toute la classe « Est-ce que quelqu'un peut m’aider ? » Il était trop tôt pour discuter ou faire autre chose, tout le monde était déjà assez choqué comme ça.
Mar 26 Sep - 23:05
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Et ouais, c'était pas des blagues. Monokuma était sérieux. C'est vers la fin de son discours, qu'il nous remit une applewatch (mais vu le copyright, ça s'appel une monowatch) à tout le monde dans la salle. C'était quelque chose de très solide et je ne crois pas qu'on puisse l'enlever. Tout le monde était sous le choc à cause de son Battle Royale version Nagaigoto in space edition. Je dois ajouter que son jeu est plutôt stupide. J'veux dire, il n'y a personne qui voudra tuer un ami! Excepté Isaac parce qu'il n'en a pas vraiment donc il a un avantage. Mais sérieusement, qui oserais tuer quelqu'un? C'est alors que Schufein demanda de l'aide pour transporter Hibiki dans sa chambre. La pauvre, elle était tombée dans les pommes. C'est alors, comme un bon gentleman, je lui répondis:

-Hey there Schufein! Besoin d'aide? C'est ton jour de chance parce que Tonton Keigo est là! By the way, vu la situation je crois que tu es obligé d'accepter mon aide, j'veux dire, j'suis le premier à avoir sauté sur l'occasion.

En y repensant, j'avais oublié que Schufein ne m'aimait pas. Il n'a jamais accepté que mon talent soit réellement un vrai talent. Cependant, je ne crois pas que cela pourrait m'empêcher de l'aider. S'il refuse cette offre, je supposerais qu'il a un Q.I. en bas de trois chiffres. Bon, en même temps, j'avoue que je le taquine de temps à autres mais vu la situation, je crois qu'il pourrait oublier ces querelles pour quelques minutes.
Mer 27 Sep - 0:05
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SHSL Pianiste
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Quand Schufein s'attendait à ce que la situation ne puisse pas empirer, il fallait que ce soit lui qui vienne l'aider. Keigo, un de ses camarades, et le SHSL Meme master, quelque chose qu'il avait toujours du mal à imaginer. Schufein ne l'avait jamais aimé, même s'il s'entendait bien avec la plupart de ses amis, et que parfois, très rarement, il lui arrivait d'être drôle. C'était un conflit purement idéologique, et c'était pour ça qu'il avait passé la majorité de ses 4 ans à l'académie à ignorer son camarade, le pro des "pires choses qui soient jamais arrivées à Internet".

Il fut d'ailleurs même tenté de l'ignorer encore une fois quand il se porta volontaire pour l'aider à transporter Hibiki dans sa chambre. Il aurait préféré qu'une des filles l'accompagne histoire qu'Hibiki ait quelqu'un à qui parler à son réveil ( il jugeait indécent d'imposer sa présence dans le dortoir des filles plus longtemps). Mais sa camarade de chambre étant Junko Enoshima, il n'était pas non plus sûr que ce soit la meilleure idée au monde de lui demander. C'était une décision qu'il allait forcément regretter. Avoir une dette envers quelqu'un, Keigo de surcroît, était en temps normal la pire chose qu'il aurait pu faire (et il supposait qu'il devrait exprimer de la gratitude en plus), mais au moins, c'était pour le bien de sa camarade doubleuse, et c'était bien plus important que sa fierté:

"D'accord, Keigo, et merci" Schufein répondit à voix basse. C'était difficile à admettre, mais c'était son seul choix pour l'instant. Difficilement , les deux garçons se dirigèrent vers l'internat, en transportant Hibiki comme on le ferait pour quelqu'un qui boite, ce qui était plus difficile avec quelqu'un qui ne bougeait pas du tout ses jambes. En partant, le jeune pianiste lança un regard derrière lui comme pour dire: "Ne vous inquiétez pas, tout ira bien". Le temps que quelqu'un d'autre arrive, il allait rester auprès de son amie s'il le devait.
Mer 27 Sep - 0:37
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SHSL Expert en Memes
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Et bien, ça s'est passé mieux que prévu! Schufein a accepté mon offre. Je ne me doutais pas qu'il allait accepter! Schufein a de la difficulté à refuser des trucs de ce genre. Ça serait quand même impoli. C'est sans plus tarder, que je me mis à l'aider. J'aurais préféré avoir Hibiki sur mon dos mais vu que c'étais Schufein, j'ai juste évité les pensées coquines. J'veux dire, j'suis un homme quoi! Je ne crois pas qu'un garçon pourrait refuser ça! (À moins qu'il préfère les hommes ou qu'il s'appel Schufein.)

Nous aidions Hibiki à se relever et nous l'amenions à sa chambre. C'est vrai qu'elle serait étonnée de me voir à son réveil mais elle devrait prendre ça comme un signe! Vu les circonstances avec Umeka, je ne dois pas me retenir en présence de filles! C'est pas ma mère et on n'est même pas en couple pour des raisons inconnues! (Je sais très bien qu'elle craque pour moi.) Mais malheureusement, Schufein m'aida à la surveiller. Bon ben j'aurais tenté le coup! Mais bref, Je me demande bien de ce que font les autres au même moment...

Probablement rien de grave! On est les espoirs de cette Terre et maintenant de la Lune! On est passer d'un extrême à l'autre en même pas une soirée!
Mer 27 Sep - 1:10
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SHSL Policière Scientifique
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Non.

En voyant l'exécution de Mieko, Shiori s'effondra au sol. Elle tomba à genoux, ignorant les autres élèves comme les égratignures qu'elle avait aux genoux.
Plus rien ne semblait compter, maintenant.

En repensant à Mieko, à tout ce qu'elle avait fait pour eux, depuis la journée d'intégration jusqu'à ce maudit jour 1460 où un ours en peluche lui avait ôté la vie, Shiori ne put rien faire. Elle pleura.
Les larmes roulaient sur ses joues comme la pluie sur une vitre. Elle ne les sentait même pas, elle était dans un état second.

Les yeux ouverts, le regard vitreux, les larmes qui s'écrasaient au sol dans un flot incessant, Shiori n'osait même plus relever la tête. Elle resta comme ça un moment. Elle se dit qu'elle aurait dû "activer" son talent. Si elle avait fait son rituel, si elle avait cédé à la panique avant de se ressaisir comme elle le faisait à chaque scène de crime, peut-être que cela aurait été différent ?

Elle portait son uniforme de police. Tu parles d'une blague ! Comment pouvait-elle être digne de porter l'uniforme des forces de l'ordre alors qu'elle n'était même pas capable de protéger une personne importante à ses yeux. Et ils allaient tous y passer... Umeka, Barako, Feliciano... Yuri... Elle ne pourrait jamais les protéger. Elle n'avait jamais pu protéger personne. Elle ne pourrait jamais, pas sur le long terme. Elle repensa à sa vie d'avant. Qu'est-ce qu'elle pourrait faire pour les protéger ? ...Rien. Il n'y avait rien à faire. Il ne fallait juste pas se laisser abattre. Il devait y avoir un moyen de vaincre cet ours...

Séchant ses larmes dans les manches de sa blouse blanche, Shiori tourna la tête sur le côté, dans la direction de Tobi. Ce qu'elle vit la dégoûta. Elle savait des choses de lui, mais ce qu'elle voyait la dépassait complètement. Il était... Dégueulasse. Clairement. La nausée lui prit la gorge, et elle détourna le regard, dans un mélange de colère et de dégoût, et peut-être aussi de mépris.

L'ours recommença à parler. Shiori était terrifiée rien que d'entendre sa voix cauchemardesque. Lorsqu'elle vit que l'île était dans l'espace, elle eut un mouvement de recul, et saisit la main de Yuri aussi fermement qu'elle put... C'est à dire pas très fort, et en tremblant.

Les ours-soldats lui équipèrent une sorte de montre ; elle eut un réflexe de tenter de retirer sa main, mais ils furent bien plus forts qu'elle. Elle voyait l'objet sans vraiment le regarder. La blondinette tenta de se relever, chancela, et finit par se mettre debout. Elle ne savait pas quoi faire, où aller... Elle n'osait plus regarder personne. Ses bottes étaient très intéressantes, tout d'un coup.
Mer 27 Sep - 17:41
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SHSL Acteur
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Alors que je trépignais d'impatience à l'idée de voir ce qui se passerait quand Aoki est monté sur la scène pour défier Monokuma lui même, le recteur Raito est sortit de nul part pour sauver la situation. Je souris. Il était dans le coup? Cette affaire n'est définitivement pas claire, mais ça ne  me dérange pas tant que ça. Mais ce qui venait pas la suite, par contre... Ça a tout pour attirer mon intérêt!

Monokuma annonce le début officiel du semestre de massacre mutuel. En appuyant sur un bouton, le ciel entier se retrouve remplacé par la toile étoilée de l'espace. Monokuma nous explique que nous ne sommes plus sur terre et que le seul moyen d'y retourner sera de tuer l'un de nos camarades. Je doutes que nous soyons vraiment dans l'espace, s'il peut transformer le ciel en un seul clic, il peut nous faire voir ce qu'il veut... Mais d'un autre côté, c'est une motivation particulièrement intéressante pour tuer. Pas pour moi, bien sûr. Je ne pourrais être plus heureux que je le suis ici! Je ne partirais jamais! Mais mes pauvres amis... Est-ce que leur désespoir passera par dessus l'amour qu'ils portent l'un pour l'autre? Je ne peux m'empêcher de trembler juste d'y penser. Monokuma nous offre une situation si désespérée, si délectable... Je me demande comment je pourrai profiter de la situation à mon avantage. Je ne veux manquer aucune goutte de désespoir qui passera par ici.

Un rictus me déchire le visage. C'est comme si l'univers en entier c'était alligné pour m'offrir le plus magnifique des futurs. Je n'aurais plus jamais à quitter cet endroit, mes amis, mon espoir. Mais de plus, je pourrais profiter régulièrement du désespoir qu'on me sert sur un plateau d'argent. Les larmes me montent aux yeux tellement je me déteste et je m'aime à la fois. Je dois être la personne la plus pervertie, la plus dégueulasse de tout l'univers entier! Mais je ne peux m'en empêcher...

Par la suite, l'ourson monochrome décrit le tribunal de classe qui suivra les meurtres. Si on trouve le coupable, nous pourrons tous vivre à nouveau dans l'académie et il sera exécuté. Si on accuse un innocent, nous serons tous exécutés et le coupable pourra quitter. Peu importe l'issue des procès, j'en serai ravi! Soit je vis pour le reste de mes jours ici, ou je goûte au désespoir ultime de voir tout mon monde s'écrouler sans ne rien pouvoir y faire! Monokuma redonne au ciel sa teinte bleutée d'origine avant de disparaître comme pas magie.

- Les prochains jours risquent d'être intéressants!
Dis-je alors que Schufein et Keigo apportent une Hibiki inconsciente vers sa résidence.
Vous le sentez? Ce désespoir qui vous rampe sous la peau? C'est une sensation bien étrange n'est-ce pas?
Je balance les bras vers le ciel en signe de joie.
Mais je ne m'en fait pas pour vous! Des gens aussi purs que vous ne peuvent être ternis par quelque chose d'aussi sale. J'espère que nous pourrons tous vivre en harmonie!


Oui, c'est ça. Si je réussis à me convaincre que nous vivrons tous ici sans le moindre pépin, je n'en serai que plus amoché quand le désespoir me claquera en plein visage. Allez, mes amis. Entrons dans la danse, laissons nous emporter! Je quitte le parc sans rien ajouter. Je ne peux empêcher mes mains de trembler d'excitation juste à penser à tout ce qui pourrait arriver, je dois vraiment me calmer... Je mords de nouveau l'intérieur de ma joue jusqu'à ce que le gout métallique du sang envahisse ma bouche. La douleur m'envoie un frisson le long de la colonne vertébrale et je cesse de trembler. Oui, ça va mieux. Je me dirige vers ma chambre, je vais prendre une bonne douche et ensuite,  une autre journée à la Negaigoto Academy commencera!
Jeu 28 Sep - 18:10
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SHSL Mythologue
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ce que j'ai vécu pendant ces 4 années avec eux, cette détresse dans laquelle personne ne semblait pouvoir m'aider, cette terreur qui m'a rongée de l'intérieur sans me laisser le moindre moment de répit, beaucoup auraient assimilés ça à du désespoir... mais il n'en est rien, le vrai désespoir commence maintenant. Les horreurs du passée se ramènent dans le présent, cet événement historique que tout le monde à redouté, redoute et redoutera est de retour, et c'est une raison on ne peux plus valable pour expliquer mon état de traumatisme avancé. J'ai peur... trop peur, je ne veux pas mourir, aidez-moi, ho, j'oubliais, ils ne m'aideront pas, ce sont des cultistes...

La panique n'avait de cesse de grandir en moi, je jetais des coups d’œil rapides à mes camarades de classes, j'avais de plus en plus l'impression d'être encerclé, encerclés par les cultistes, encerclé par Cthulhu... encerclé par le désespoir... Monokuma n'avait même pas besoin de me motiver ou quoi que ce soit d'autre... j'était déjà en train de m'exécuter psychologiquement sans son aide... La peur, la souffrance, le manque de confiance, oui c'est ça, je ne pouvait faire confiance qu'à moi même dans cette situation, les autres ne m'aideront pas de toute manière, ils vont me tuer j'en suis sûr, ils vont me faire du mal, je ne veux pas souffrir physiquement en plus de mon tourment psychologique...

je panique, de plus en plus, je panique de trop, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, la sueur perle de plus en plus sur mon front, on pouvait voir une panique et une horreur totale sur mon visage, personne ici ne sera jamais plus terrorisé que moi, je suis l'exact opposé de l'autre qui semble se réjouir de cette situation. J'ai peur, trop peur, tellement peur que je me relève d'un coup et prend la fuite en courant, je ne veux pas mourir, je ne veux pas succomber à mon désespoir ou à celui des autres, je suis une proie, et ils sont tous mes prédateurs, je ne les laisserait pas faire, je m'en vais de cette salle, en espérant de toute mon âme que personne me suive, ce serait le trauma absolu.
Dim 1 Oct - 10:34
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SHSL Cheffe d'Orchestre
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HRP : ce post marque mon changement pour la troisième personne ! C’est plus simple à écrire pour moi que la première personne.

___

Umeka était sous le choc. C’en était trop en à peine quelques instants pour elle. Elle était bouleversée par la disparition de ses amis Hiro et Mie que l’ours noir et blanc avait osé qualifier de “figurants”. Elle était dévastée par la mort de Mieko. Elle l’était tellement qu’elle n’avait même pas pris le temps de remarquer l’attitude insensée de son ami Tobi. Elle n’avait pas réalisé les implications de ce que disait Monokuma. Elle avait tout juste compris que la classe était vraisemblablement dans une situation qu’elle n’aurait jamais imaginé vivre.

Encore sonnée par ce qui venait de se dérouler devant elle, Monokuma les congédia, puis quelques élèves furent bien rapides à quitter les lieux de la tragédie. Umeka, quant à elle, resta choquée et silencieuse quelques minutes. Elle ne pouvait cependant pas se permettre de l’être. Mais qu’y avait-il à faire dans une situation dont elle ne connaissait rien, si ce n’est quelques cours bien vagues en comparaison avec la réalité ? Peut-être ce qu’elle avait toujours fait en premier, le seul réflexe qu’il lui restait : lire les règles. Essayant tant bien que mal d'essuyer ses larmes, elle réunit assez de forces pour communiquer cette idée à ses amis qui étaient encore là. Il en allait de la sécurité de tous.

Écoutez, si on ne veut pas qu’il nous arrive malheur alors… lisons d’abord les règles.

Elle lut les règles avec le plus d’attention qu’elle pouvait donner. À la lecture, il ne faisait aucun doute que tout cela était l’oeuvre d’un esprit tordu. Les règles laissaient entendre clairement que toute évasion était impossible, et Monokuma s’était bien donné la peine de leur montrer qu’ils n’en avaient aucune chance d'y arriver car ils étaient dans l'espace. Était-ce vraiment le cas ? Les pensées d’Umeka étaient confuses. Une chose était sûre : il fallait que le groupe discute pour se clarifier les idées et surmonter ensemble ce traumatisme. Elle n'avait pas d'autre idée, et elle n'avait pas de plan, mais il ne fallait pas rester seul dans un tel moment de désespoir alors qu'elle était entourée d'amis sur lesquels elle pouvait compter.

Je… je ne réalise pas ce qui vient de se passer. Mais peut-être… pourrions-nous en discuter ?
Dim 1 Oct - 23:10
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SHSL Reine de Beauté
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- Objectivement nous avons deux choix. Nous entretuer ou vivre ici un long, très long moment.

La reine de beauté venait de prononcer ces paroles avec autant de calme que quelqu'un s'enquérant de la météo. Mais le calme de ses propos était démenti par sa pâleur, et ses halétements.

Abaissant sa propre montre où le réglement pouvait être lu pour qui regarderait son poignet. Elle reprit.


- Il semble que Monokuma prenne ce semestre de massacre mutuel comme un jeu. Dans ce cas, nous devons déduire les vrais règles de ce jeu.

Elle ferma les yeux un moment. Immobile comme une statue, seul le soulèvement de ses épaules et le papillonnement de ses longs cils permettait de voir qu'elle était encore en vie. Puis ses yeux s'ouvrirent.

- Il s'agit d'un jeu d'équipe. Tous les élèves contre le tueur. Ce sont les règles 2 à 4. La règle 1 et la règle 5 permettent un système de carotte et de bâton. Les règles 6,7,9,11 et 12 sont les vrais règles du jeu. Tant qu'on les respecte, Monokuma ne nous exécutera pas. La règle 13 en fait un jeu évolutif. Monokuma peut ajouter des règles pour rendre le jeu plus intéressant. La règle 10 est une indication. La règle 8... me semble la plus étrange. .. Un crime est par définition un non respect d'une règle.  Puisque notre objectif est de revenir sur Terre, nous allons fatalement violer la règle 1.

Elle recommença à fermer les yeux. Puis les rouvrit brusquement.

Raito sensei est beaucoup plus rusé qu'il en a l'air. Minna san, pourquoi Raito sensei a sauvé Aoki kun?
Mer 4 Oct - 6:56
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SHSL Cultivateur de Tomates
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Date d'inscription : 07/01/2017
Feliciano était complétement perdu dans ses pensées. Le chaos ambiant était total et au lieu de se réunir pour percer l’abcès et se redonner un peu d’espoir entre eux, le groupe commençait à se dissiper peu à peu. Le départ de Schufein et Keigo était justifié, il fallait évidemment ramener au plus vite Hibiki dans sa chambre mais celui de Tobi fut pour lui complétement inattendu et il regretta même de ne pas l’avoir rattrapé pour lui en coller une bonne. La fuite d'Isaac était plutôt attendue, elle, peut être auraient-ils dut essayer de le rattraper mais Feliciano voyait bien que tout le monde, lui compris, était bien trop retourné pour se lancer dans des opérations aussi compliquée que celle-là. Feliciano relativisa en se disant que Schufein était quelqu'un de calme et posé et que sa réaction d’aider au plus vite Hibiki montrait qu’il était encore lui-même et que Keigo était surement trop stupide pour s’inquiéter de la situation, il ne s'en faisait donc pas trop pour eux. La question ne se posait même pas pour Tobi, ou même Isaac, dont les présences n’auraient sûrement fait que compliquer la situation.

Il attendit quelques instants… Mais rien ne se passa. Personne pour lancer la conversation, pour rassurer tout le monde ou pour hurler « On est tous perdu ! ». Pourtant, ça aurait été le genre de Yuri, Barako ou Umeka, de lancer quelque chose pour rassembler tout le monde. Feliciano commençait à se sentir mal à l’aise, il comprenait leur choc, mais quelqu’un devait agir, ils ne pouvaient pas tous s’abandonner au désespoir. Le temps passait et rien ne se produisait. Une pensée folle traversa l’esprit de Feliciano : « Et si il prenait ce rôle ? »

Il abandonna immédiatement. De toute sa vie, il n’avait jamais fait que suivre les autres, suivre ces personnes charismatiques que l’on appelle « leader ». Enfant, il faisait partie de la bande du populaire Angelo, qu’il suivait sans trop prendre la parole. Adolescent, il avait réussi à se créer une place dans la bande de délinquants de Vasco, il avait cette fois un peu plus de présence mais il se contentait encore de suivre les autres et de répéter ce qu’ils faisaient. Après s’être calmé, le meilleur ami qu’il avait réussi à se faire sur Internet était suivi par des milliers de personnes. A la Negaigoto, il idolâtrait Mieko.  Jamais, au grand jamais, il n’avait ne serait-ce imaginer être à leur place. C’était juste impossible pour lui… Il n’avait jamais fait partie de ces personnes qui attirent tout le monde sans même prendre la parole il n’était pas comme Maniniña ou… Tobi. Mais il fallait bien que quelqu’un réagisse. Il lança un rapide coup d’œil à la petite Mani qui était fermement accrochée à son bras. Ses yeux remplis de larmes la rendait tellement vulnérable qu’il lui y aurait bien fait un gros câlin s’il ne pensait pas que ça aurait pu être mal interprété… Il n’avait pas vraiment compris pourquoi, de tout le monde, elle s’était tournée vers lui après avoir perdu le support de Tobi, mais cela avait doublé son envie de ne rien abandonner. Et cela lui donna un peu de courage… Pour s’imposer. Après tout, il avait toujours adoré que l’on compte sur lui. Il ne se sentait plus heureux et satisfait que quand il arrivait à faire sourire une personne qui pleurait le moment d’avant.  Exactement comme quand il voyait jour après jour poussait ses tomates : cela le faisait se sentir plus vivant que jamais. Pourquoi se prenait-il autant la tête ? Au pire il se ferait rembarrer, ce serait loin d’être la première fois que ça lui arrive et cela aura au moins le mérite d’avoir enclenché le dialogue.

Désormais rempli d’un courage nouveau, il serra un peu plus fort la main de Mani, lui lança un sourire éclatant avant d’ouvrir la bouche… Pour se faire directement interrompre par Umeka.

“Écoutez, si on ne veut pas qu’il nous arrive malheur alors… lisons d’abord les règles.”

Feliciano se sentit rougir et baissa alors rapidement la tête vers sa montre en priant pour que personne n’ai remarqué sa tentative raté, et en se maudissant d’avoir eu une idée pareille. Pour se changer les idées, il suivit le conseil d’Umeka et commença à lire les règles. Ces-dernières donnaient un aspect horriblement officiel à la chose et Feliciano perdu un peu de sa motivation en les lisant, comme s’il réalisait finalement que sortir de cet endroit n’allait pas juste être possible avec un peu de détermination. Umeka reprit ensuite la parole :

“Je… je ne réalise pas ce qui vient de se passer. Mais peut-être… pourrions-nous en discuter ?”


A ces mots, Feliciano sentit sa conscience s’alléger considérablement. Il voulait réagir, mais que dire ? Il n’était pas très doué pour exprimer ses idées clairement et quand il prenait la parole, il avait souvent l’impression de ne jamais être compris comme il l’entendait.  Il réfléchit donc tellement longtemps à son intervention qu’il finit encore par se faire doubler. Cette fois-ci, se fut Yoru qui prit la parole :

- Objectivement nous avons deux choix. Nous entretuer ou vivre ici un long, très long moment.


Ce qu’elle avait annoncé était une (terrible) évidence mais la reine de beauté était loin d’en avoir fini :

- Il semble que Monokuma prenne ce semestre de massacre mutuel comme un jeu. Dans ce cas, nous devons déduire les vraies règles de ce jeu.

Elle réfléchit pendant un moment où, comme à son habitude, Feliciano fut fasciné par la beauté et la grâce naturelle de la jeune fille, puis expliqua son raisonnement sur les règles, avant de finir par une interrogation sur le comportement de Raito. Tout ça était très intéressant mais Feliciano sentait que ce n’était pas vraiment le moment pour partir dans des théories sur le pourquoi du comment, la moitié de la classe était trop choqué pour prêter attention à leur discussion et certains était même absents. Feliciano réunit donc le courage qui lui restait pour intervenir, et vraiment, cette fois-ci.

« Euh… C’est sûr qu’il faut parler de tout ça… Mais je pense que tout le monde n’est pas en état de suivre la discussion, et puis, il manque pas mal de monde, enfin… Peut-être qu’on ferait mieux de se donner rendez-vous quelque part pour parler de tout ça et laisser un peu de temps à tout le monde pour reprendre ses esprits… ? »
Sam 7 Oct - 10:11
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SHSL Populaire
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Mani sentit la main de Feliciano qui se resserrait autour de la sienne. Elle le regarda souriant et en s'essuyant sa larme, sourit aussi ainsi que le mauvais cuisinier qui ne sachant où est son ustensile, attrape son steak brûlant sur le barbecue, et se brûle aussi. Puis il eut une réaction bizarre, il ouvrit la bouche et ce fut Umeka qui parla, sachant qu'il ne voulût sans doute pas improviser un numéro grandiloquent de ventriloque en pleine action, Mani n'arriva pas à se décider s'il voulût prendre la parole et qu'on la lui prît sous le nez (l'expression prend tout son sens quand on connait les géographies nasale et buccale)ou bien qu'il eût voulu gober une mouche. Cela resterait le plus grand mystère du millénaire ou à défaut de la journée de la SHSL Populaire. Et ça se reproduisit ce mystère une seconde fois avec Yoru en parleuse et toujours Feliciano en marionnette. Les mystères s'entassaient à une vitesse folle. Elle écouta, Umeka, elle écouta Yoru et écouta enfin Feliciano qui avait enfin prit la parole,
"vieux motard que j'aimais" et elle compris qu'autour d'elle, les gens s'éparpillaient, enfin l'ensemble et non chaque individu dont les morceaux du coeur au talon faisant chemin à part de ses coreligionnaires aux liens jadis favorables, à présent cruels. En effet Tobi leur avait quitté la partie et Isaac les avaient laissés céans et était désormais loin telle la carcasse décharnée d'un agneau pestiféré que le Vicomte Guillaume des Roches aurait envoyé pour contaminer ces cons de français lors de la guerre franco-anglaise de 1202-1204 durant laquelle ils prissent un tant soit peu d'Angleterre angevine. Elle se crut tout soudain obligée de répondre.


-J'ai....j'ai eu une idée, comme ça n'arrive pas souvent, je vais vous la dire, il faut qu'on se donne rendez-vous dans un endroit insensible aux intempéries, au froid, au chaud, j'ai pensé à l'amphithéâtre, je ne sais plus lequel mais il y a forcément un dans lequel on sera bien....non ? Si ça vous dis je cours le préparait pour qu'on soit bien installés avec quelqu'un d'autres, vu mes multiples mains gauches que je ne compte plus....huhu...et puis rien de tel qu'une femme pour faire le ménage !

Sa dernière phrase avait été étouffée mais elle tourna la tête avec la grâce d'une pécresse en pleine campagne et elle s'en alla....puis revint sur ses pas, ayant failli oublier qu'on ne l'avait pas encore accrédité pour ladite tâche...
Dim 8 Oct - 17:33
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